Une initiative populaire législative cantonale intitulée « Plus de protection pour les apprenti-e-s » munie de 5’794 signatures a été déposée à la chancellerie d’État le 7 mars 2023 par un comité d’initiative composé notamment des jeunes POP neuchâtelois. Cette initiative demande une meilleure protection des apprenti-e-s par le biais de mesures de formation sur le droit du travail et des apprentis, de contrôles réguliers sur les lieux d’apprentissage et d’une augmentation du nombre de conseillers et conseillères en formation professionnelle.
Déposées dans les délais légaux, les signatures de l’initiative « Plus de protection pour les apprentie-e-s » feront l’objet d’une vérification par la chancellerie d’État avant publication dans la Feuille officielle. Une initiative législative doit être munie d’au moins 4’500 signatures pour être valable.
Le Conseil d’État aura désormais deux ans depuis la publication des résultats de l’initiative – date depuis laquelle court également le délai au Grand Conseil pour se prononcer sur la recevabilité matérielle de l’initiative – pour adresser un rapport à ce dernier.
Mars bleu est le mois international d’information sur le cancer du côlon. À cette occasion, l’Association pour le dépistage du cancer BEJUNE veut sensibiliser la population et les professionnel-le-s de santé à l’importance du dépistage précoce pour lutter efficacement contre cette maladie. Une méthode simple et efficace, à répéter tous les deux ans, est proposée dans le cadre du programme de dépistage à la population des cantons du Jura et de Neuchâtel, âgée de 50 à 69 ans, sur mandat de ces deux cantons.
Le cancer du côlon, aussi appelé cancer de l’intestin ou cancer colorectal, est le troisième cancer le plus fréquent chez les hommes (après ceux de la prostate et du poumon) et le deuxième chez les femmes (après celui du sein). Chaque année en Suisse, il touche environ 4’500 personnes et provoque 1’700 décès. Les personnes de 50 ans et plus sont les plus touchées avec plus de 80% des cas. Il évolue généralement sur une longue période sans symptôme, ni douleur.
Un bon tuyau : faites-vous dépister ! Le dépistage a pour but de diagnostiquer le cancer du côlon à un stade précoce, avant la survenue de symptômes, afin d’offrir les meilleures chances de guérison, avec des traitements moins lourds et moins invasifs. Il permet aussi de détecter et d’enlever des lésions qui pourraient à terme se transformer en cancer (lésions précancéreuses).
Le programme de dépistage invite les Jurassien-ne-s et les Neuchâtelois-e-s, âgé-e-s de 50 à 69 ans, à se faire dépister tous les deux ans. Le test de dépistage proposé, appelé test FIT, permet de détecter des traces de sang dans les selles, invisibles à l’œil nu. En effet, les lésions précancéreuses et les cancers du côlon ont tendance à saigner avant de provoquer des symptômes. Lorsque la présence de traces de sang est détectée dans les selles (test FIT positif), un examen du côlon, appelé coloscopie, est alors proposé afin de déterminer la cause de ce saignement.
Une contribution financière modique pour une prise en charge sanitaire optimale Réalisés dans le cadre du programme de dépistage, les examens médicaux (consultation d’information, test FIT et en cas de résultat positif, coloscopie et éventuelles analyses pathologiques) sont remboursés par l’assurance-maladie de base (LAMal), hors franchise. Seule la quote-part de 10% est à charge des participant-e-s.
Magnifique engouement populaire pour l’édition 2023 du 1er mars. Ce jour de fête dans le Canton de Neuchâtel a réuni, en cette année de 175e anniversaire de la République, plus de 1300 personnes au cœur du canton. Autorités, convives, participant-e-s à la traditionnelle marche du 1er mars se sont retrouvés dans une tente (à guichets fermés) à La Vue-des-Alpes pour célébrer, toutes et tous ensemble, les valeurs de paix, d’égalité, de liberté et de prospérité qui ont guidé les révolutionnaires de 1848.
Les festivités organisées dans le cadre du 175e anniversaire de la République ont vécu une très belle journée ce mercredi 1er mars 2023, jour-anniversaire du Canton de Neuchâtel. Pour marquer le coup, la traditionnelle Marche du 1er mars s’est déroulée cette année encore davantage sous le signe de la cohésion cantonale en proposant des parcours avec trois départs différents : des Montagnes (Le Locle), du Val-de-Travers (Môtiers/Rochefort) et du Littoral (Valangin).
Les marcheuses et marcheurs se sont retrouvés en fin de matinée au cœur du canton, dans le Val-de-Ruz, à La Vue-des-Alpes, lieu de passage symbolique de l’histoire de la Révolution neuchâteloise. Une cérémonie officielle s’est déroulée en présence du Conseil d’État in corpore, sous une tente en présence de plus de 1300 personnes qui avaient dû s’inscrire au préalable. Au programme de cette partie officielle : des coups de canon, un vin d’honneur, des discours, , un repas simple, des animations musicales et théâtrales. Et surtout, une excellente ambiance républicaine.
«En faisant la part belle à l’histoire, les commémorations du 175e visent non seulement à proposer un regard sur le passé mais aussi à en faire une véritable contribution pour le présent. Convoquer cette histoire, c’est se rappeler que la République est avant tout une ambition : celle de marcher sous le rayonnant soleil de la Liberté tout autant que d’affronter la tempête et les bourrasques ; celle de tendre vers une société plus juste et la plus digne possible ; l’ambition enfin de ne céder ni au fatalisme, ni à l’individualisme. En 2023, ce sont 175 ans de conquêtes pacifiques et de progrès démocratiques qui sont célébrés : accès à l’éducation et à la formation pour toutes et tous, intégration, égalité des chances, protection sociale, protection des libertés et des droits individuels, respect des minorités, prospérité économique et entreprenariat. Des avancées dont nous sommes toutes et tous aujourd’hui les héritiers, mais qui ne sont jamais définitives. Les festivités du 175e anniversaire nous incitent à les promouvoir encore face aux défis contemporains», a notamment expliqué le Conseil d’État dans son message à l’occasion de ce 1er mars 2023.
D’autres animations (conférences, balades, pièce de théâtre, portes ouvertes du Château de Neuchâtel, torrée cantonale,…) sont prévues tout au long de l’année 2023, avec un focus historique. Le programme détaillé est à retrouver sur www.ne.ch/175e.
Réunies par l’Office cantonal de la politique familiale et de l’égalité (OPFE), les associations neuchâteloises dévoilent leurs actions prévues autour de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars prochain.
Quelle que soit leur orientation politique ou leur approche de l’égalité, les associations féminines et féministes seront actives pour les droits des femmes le 8 mars prochain, dans notre canton comme dans le reste du monde. En cette année 2023, cette journée internationale sera aussi pour beaucoup l’occasion d’annoncer les actions pour l’égalité du 14 juin 2023.
Femme, vie et liberté Le Collectif neuchâtelois de la grève féministe propose un échange sur le motto « Femme, vie, liberté », slogan repris des femmes iraniennes en lutte pour leurs droits. Il souhaite sensibiliser et discuter avec la population autour des droits des femmes et des violences qu’elles subissent, en particulier en situation de guerre. Le collectif sera présent au marché de La Chaux-de-Fonds les samedi 4 mars et mercredi 8 mars. Il y proposera une soupe et présentera ses affiches et flyers rappelant à la fois la signification de la Journée internationale pour les droits des femmes et appelant à la mobilisation le 14 juin. Il sera également à la place de la gare de La Chaux-de-Fonds le 8 mars jusqu’à 14h, puis à Neuchâtel dès 15h devant la fontaine de l’ « [in]justice ». Enfin, à 18h, il invite toutes les personnes sensibles à la thématique à se rassembler à la gare de Neuchâtel, d’où un cortège partira en direction du centre-ville pour terminer son parcours à la place des Halles. Ces moments d’échanges seront également l’occasion de présenter le projet de « boîte à outils », destiné à faciliter la participation à la grève du 14 juin prochain.
À noter encore que, à l’occasion du 8 mars, les librairies de La Chaux-de-Fonds mettent leurs vitrines à disposition de l’Association pour les droits des femmes (ADF), de Solidarité Femmes et de la Marche Mondiale des Femmes.
De son côté, RECIF invite à visiter l’exposition collective « Les chemins de l’intégration », réalisée par un groupe de parole de l’association. L’exposition se tiendra du 8 au 22 mars au péristyle de l’Hôtel de ville de Neuchâtel et son vernissage se tiendra le 10 mars à 17h (entrée libre). Ce 8 mars, RECIF propose également à quelques-unes de ses membres une initiation à l’horlogerie, en collaboration avec Cartier Horlogerie.
Les clubs services se mobilisent Le Club Soroptimist de La Chaux-de-Fonds organise une vente de tulipes le 11 mars, aux abords de Migros Métropole, afin de soutenir leurs actions en faveur des droits des femmes. Cette année, les fonds récoltés iront au soutien des femmes de Turquie, de Syrie et d’Ukraine.
Le Zonta Club Neuchâtel va honorer une jeune femme de la région, Madame Fabiana Mottis, sportive d’élite au sein de l’équipe du NUC volleyball et étudiante au lycée de Bienne. Cette action fera l’objet d’une campagne sur les réseaux sociaux le 8 mars prochain. Le Zonta Club Sainte-Croix – Val-de-Travers invite de son côté le public au cinéma Royal de Sainte-Croix (VD), le 11 mars, pour la projection du film « À plein temps » d’Eric Gravel.
Enfin, le Business Professional Women Neuchâtel (BPW NE) organise le 8 mars une conférence-débat autour de la question de l'(in)égalité de salaire entre hommes et femmes à 18h à l’Union commerciale. Une autre conférence aura lieu le 11 mars sur le thème de l’investissement au féminin. Informations et inscriptions sur bpw-neuchatel.ch.
Retrouvez toutes les informations et détails de ces événements dans les actualités du site www.ne.ch/opfe.
Le Conseil d’État a décidé d’exploiter l’ancien hôtel de La Vue-des-Alpes qu’il loue à la Commune de Val-de-Ruz pour une période de 6 à 9 mois. Cet hôtel actuellement vide hébergera ainsi, dès aujourd’hui, des personnes en provenance d’Ukraine. Parallèlement, le centre cantonal de Couvet deviendra une structure dédiée essentiellement à l’accueil des mineur-e-s non-accompagné-e-s (MNA) attribué-e-s au canton. Ces changements visent à réorganiser le dispositif cantonal pour mieux répondre aux différents besoins identifiés et à apporter à l’échelle cantonale une contribution rapide et concrète à l’amélioration de la situation aujourd’hui tendue autour du centre fédéral de Boudry.
Comme déjà annoncé le 1er décembre 2022, le canton a signé un bail de 6 à 9 mois au maximum avec la Commune de Val-de-Ruz pour pouvoir temporairement loger des personnes ayant obtenu le statut de protection provisoire S dans l’ancien hôtel de La Vue-des-Alpes. Cette démarche visait à augmenter les capacités d’hébergement du canton, afin de pouvoir anticiper l’évolution du nombre des personnes fuyant l’Ukraine en raison de difficultés d’approvisionnement énergétique en plein hiver. Jusqu’ici toutefois, le canton n’avait pas eu recours à l’hôtel de La Vue-des-Alpes qui est actuellement vide et dont la réouverture à des fins touristiques n’est envisagée qu’au printemps 2024.
Lors de sa séance du 20 février dernier, le Conseil d’État a décidé de mettre en exploitation l’ancien hôtel de La Vue-des-Alpes pour y accueillir des personnes en provenance d’Ukraine dès le 2 mars 2023. Ce choix intervient notamment dans un contexte difficile au sein du centre fédéral de Boudry. Il s’inscrit dans le souci d’apporter à l’échelle cantonale une contribution rapide et concrète à l’amélioration de la situation.
Le canton procèdera ces prochains jours au transfert à l’hôtel de La Vue-des-Alpes de l’ensemble des personnes actuellement hébergées au centre d’accueil cantonal de Couvet. Toutes ces personnes sont titulaires du permis de protection S.
Une quarantaine de mineur-e-s non-accompagné-e-s (MNA) qui réside actuellement au centre de Perreux sera logée au centre d’hébergement de Couvet. Le canton entend dédier essentiellement cette structure à ces jeunes, âgés principalement de 15 ans et plus, qui ne posent pas de problème d’ordre sécuritaire spécifique, mais qui nécessitent un cadre et un accompagnement adaptés à leur situation particulière.
Aucun changement n’est prévu pour le centre cantonal de Tête-de-Ran qui accueille aujourd’hui les personnes issues de l’asile en provenance d’autres pays que l’Ukraine.
Cette réorganisation s’est faite en collaboration avec les communes de Val-de-Ruz, Val-de-Travers et Boudry.
Après un premier tiers d’observation légèrement à l’avantage des stelliens, les hommes de Nico Motreff ne se sont jamais écarté de leur plan de match!
Plus créatifs à l’attaque, très solide en défense et s’appuyant sur un portier en état de grâce dans les moments plus difficiles, les fleurisans ouvraient le score par Victor Gudel sur un service impeccable de Florent Marthaler et Jayson Pipoz!
Quatre minutes plus tard Sandy Dubois concluait une belle période de domination, d’une subtile déviation sur un envoi de Lyonel Richter alimenté par Kenny Huguenin.
Dans le dernier tiers et alors que les locaux peinaient à développer leur jeu comme ils avaient pu le faire mardi dernier, ils cédèrent à la frustration et écopaient de deux punitions successives. Si la première ne donnait rien, la deuxième voyait, le jeune Sandy Dubois recevoir une belle passe de Kilian Geiser pour la transformer en un magnifique caviar à destination de Kenny Huguenin qui ne se faisait pas prier pour donner trois longueurs d’avance au siens!
Giuliano Paoli stoppait encore magnifiquement un pénalty à dix minutes de la fin pour s’offrir un blanchissage mérité, devant un public essentiellement acquis à la cause des vallonniers et qui n’a pas hésiter à donner de la voix pour pousser l’équipe vers ce succès (merci pour le support!).
A noter encore le retour au jeu de notre défenseur #7 Dylan Matthey-de-l’Endroit ! Victime d’une terrible coupure au visage il y a à peine 10 jours, cela nous fait énormément plaisir de le revoir sur la glace!
Les chats s’offrent ainsi une première balle de match à domicile lors de l’acte IV qui se déroulera le mardi 7 mars 2023 à 20h30.
Il va sans dire que l’on vous attend nombreux et bruyants! Les chats ont besoin de vous pour remporter la victoire synonyme de qualification pour la finale romande.
Devant plus de 500 spectateurs, les fleurisans espéraient bien faire le break dans la série devant leur public!
Les choses débutaient d’ailleurs plutôt bien puisque ce sont les locaux qui ouvraient le score, sur un tir bien pensé de Jayson Pipoz. Dominateurs dans le tiers initial, les hommes de Nico Motreff ne parvenaient toutefois pas à traduire cet avantage au tableau d’affichage. Alors que Giuliano Paoli réussissait quelques miracles devant son filet, les stelliens parvenaient néanmoins à égaliser, en profitant d’un avantage numérique.
Rien ne sera marqué dans le tiers médian, même si les occasions furent nombreuses de part et d’autre.
Dans la dernière période, les joueurs du haut du canton faisaient parler leur réalisme devant le filet par l’entremise de Fabrice Maillat une première fois à la 44ème minute puis à 5 contre 4 trois minutes plus tard. Le mentor fleurisan sortait son portier en fin de rencontre pour tenter de recoller au panneau d’affichage mais ce sont finalement les visiteurs qui scellaient le score, dans la cage vide et égalisaient dans la série.
Les chats ont maintenant deux jours pour se retrousser les moustaches et s’aiguiser les griffes pour l’acte III du vendredi 3 mars à 20h30 aux Mélèzes!
En finale de groupe, le CP Fleurier affrontait la HC La Chaux-de-Fonds – vainqueur de la saison régulière – ce samedi 25 février dans les montagnes neuchâteloises.
Cette finale se déroule au meilleur des 5 matches planifiés. Le CP Fleurier a remporté le premier point en s’imposant par 4 buts à 3 dans les prolongations. Les buts de la rencontre pour les « jaunes & noirs » sont signés : Kenny Huguenin, Victor Gudel, Florent Marthaler et Nigel Tissot.
La prochaine rencontre se déroulera ce mardi 28 février au Centre de Sports de Glace à Fleurier.
En décembre dernier, le Conseil communal faisait part des réflexions en cours menées avec l’horloger Kari Voutilainen, intéressé par l’achat de l’ancienne école d’horlogerie à Fleurier.
Ce projet a passé lundi soir une étape décisive, avec l’accord de la commission de gestion et des finances, indispensable pour une telle transaction.
Il importait toutefois au Conseil communal de présenter à celle-ci non seulement les modalités de cette vente, mais aussi l’alternative trouvée pour la réunification du demi-cycle 7-8 du Cercle scolaire du Val-de-Travers, laquelle reposait notamment sur l’utilisation de ce bâtiment. Si cette nouvelle solution doit encore être affinée (elle fera prochainement l’objet d’une demande de crédit au Conseil général), elle a été jugée suffisamment avancée et cohérente par la commission. Dans l’immédiat, le projet d’achat et de rénovation de l’ancienne école d’horlogerie peut donc aller de l’avant.
Il y a 1 an, la guerre débutait en Ukraine. Les premières personnes fuyant le conflit arrivaient sur sol neuchâtelois quelques jours plus tard. Face à l’urgence, la population et les collectivités publiques se sont mobilisées pour accueillir les personnes en exil. Au fil des mois qui passent et du conflit qui se poursuit, les enjeux initialement posés en termes de protection s’élargissent aux questions d’intégration liées à un séjour qui se prolonge.
Depuis mars 2022, le canton de Neuchâtel voit arriver des réfugié-e-s fuyant la guerre en Ukraine. À ce jour, 1’262 (22 février 2023) personnes en provenance d’Ukraine séjournent dans le canton, au bénéfice du permis de protection S (848 femmes, 414 hommes, dont 370 enfants de 0 à 15 ans). La plupart vivent aujourd’hui en appartement (60%), alors que 25% continuent de partager le logement d’une famille d’accueil, et 15% sont accueillis temporairement dans un des trois centres cantonaux d’hébergement collectif (Tête de Ran, Couvet et Perreux, avec Vue-des-Alpes en réserve).
Un important élan de solidarité En comparaison historique, il s’agit du plus fort afflux de réfugié-e-s de ces 25 dernières années. Leur accueil s’est fait dans une grande urgence. Il a nécessité l’ouverture de structures supplémentaires en hébergement collectif. L’accueil des personnes fuyant la guerre a aussi abouti à la conclusion de 260 nouveaux baux pour autant d’appartements qu’il a fallu meubler. Tout cela a été rendu possible notamment grâce à l’important élan de solidarité né au sein de la population neuchâteloise. Au plus fort de la crise, ce sont près de 300 ménages neuchâtelois qui ont ouvert leurs portes.
Dès mai 2022, l’État, via le service des migrations (SMIG), a mandaté la Croix-Rouge pour accompagner les accueillant-e-s, ainsi que les accueilli-e-s, dans ces situations inédites de cohabition. En complément à l’accompagnement social cantonal, un espace professionnel d’écoute, de conseil, d’orientation et de médiation est ainsi offert aux personnes concernées, de façon gratuite et confidentielle. La Croix-Rouge tire aujourd’hui un bilan positif de cette expérience, riche d’enseignements pour la suite.
Dans le même temps, l’État a également attribué un mandat à la Plateforme Précarité, forte de son implantation dans les réseaux publics et privés liés à la précarité, afin de coordonner et diffuser les actions citoyennes en faveur de la population ukrainienne dans le canton de Neuchâtel. Ce travail a permis le développement d’un volet spécifique dédié aux personnes concernées sur le site Internet www.ensemble-ne.ch. Ce support est doté actuellement de 98 prestations et informations disponibles en français, en ukrainien et en russe.
Un parcours vers l’intégration Après l’hébergement, la priorité a été mise sur l’accès aux soins. Les acteurs concernés (hôpitaux, médecins, administration publique, etc.) se sont rapidement et régulièrement coordonnés et ont attribué à Médecins du Monde et à La Maison de santé un rôle essentiel de porte d’entrée.
L’acquisition du français a d’emblée été considérée comme un facteur clé d’intégration. Des cours semi-intensifs ou intensifs de niveau débutant à A2 sont systématiquement proposés aux réfugié-e-s ukrainiens. Une cinquantaine de classes gérées par 7 partenaires et coordonnées par l’État sont actuellement ouvertes à travers le canton.
Ces cours de français ont pour but premier de permettre l’accès au marché de l’emploi, via les services étatiques en charge de leur insertion socio-professionnelle. Depuis mars 2022, ce sont 74 autorisations de travail qui ont été octroyées à des employeurs qui ont souhaité engager des personnes au bénéfice du statut de protection S dans le canton de Neuchâtel. 51 réfugié-e-s ukrainiens se sont également inscrit-e-s comme demandeurs ou demandeuses d’emploi. Ce petit nombre de cas s’explique notamment par le fait que les réfugié-e-s ukrainiens disposent d’un statut provisoire : la perspective d’un retour à brève échéance est vraisemblablement un frein à l’intégration professionnelle. De plus, les profils les plus représentés – des femmes avec des enfants – rencontrent des freins liés à la garde d’enfants.
Près de 300 jeunes scolarisé-e-s Dès l’arrivée des premières familles, les enfants ont rapidement été scolarisés. Un peu plus de 290 élèves sont actuellement intégrés dans les écoles du canton. Ils fréquentent les centres scolaires, ce qui confère un rôle particulier aux communes, ainsi que les deux classes de 1er accueil des centres de Couvet et Perreux. Conformément aux recommandations fédérales, l’admission directe des élèves dans les classes de l’école publique correspondant à leur niveau de formation et à leur âge est privilégiée, tout en leur proposant des cours d’appui et des cours de langue.
Quelques élèves ayant des besoins éducatifs particuliers ont également été intégrés dans des écoles spécialisées. 67 jeunes entre 15 et 21 ans qui n’ont pas achevé de formation de niveau secondaire 2 en Ukraine sont réparti-e-s entre les lycées Jean-Piaget et Blaise-Cendrars et une classe JET (Jeunes en transition) du Centre de formation professionnelle neuchâtelois (CPNE). Cinq d’entre elles/eux qui parlaient déjà le français ont pu être directement intégrés comme élèves réguliers dans un lycée. Celles et ceux qui possèdent un titre de maturité reconnu s’adressent directement à l’Université pour poursuivre leurs études.
Mercredi 22 février 2023, la Plateforme Précarité a réuni une vingtaine d’organisations sociales pour faire un bilan de la situation vécue au sein de la société civile et des enjeux à venir. En effet, au fil des mois qui passent et du conflit qui se poursuit, les enjeux initialement posés en termes de protection s’élargissent aux questions d’intégration liées à un séjour qui se prolonge