Mardi 9 septembre, peu après 5h30 du matin, un accident impressionnant a mobilisé d’importants moyens sur la H10, entre Rochefort et Corcelles.
Au volant d’un semi-remorque chargé de longs bois, un conducteur de 33 ans, domicilié au Val-de-Travers, circulait en direction de Corcelles. À la hauteur de la Prise Imer, à la sortie d’une légère courbe à gauche, la remorque du camion a dévié sur le côté droit de la chaussée et percuté une glissière de sécurité. Sous l’effet du choc, le convoi a terminé sa course dans un champ de maïs voisin.
Heureusement, l’accident n’a fait aucun blessé, mais les dégâts matériels sont conséquents. La route H10 a dû être totalement fermée à la circulation pendant près de trois heures afin de sécuriser les lieux, remettre en état la chaussée et dégager la remorque.
La circulation a pu reprendre en fin de matinée dans les deux sens.
L’intitulé de la votation « Arrêté fédéral relatif à l’impôt immobilier cantonal sur les résidences secondaires » masque en réalité un objectif bien différent : la suppression de l’impôt sur la valeur locative et des déductions fiscales pour les propriétaires.
L’idée de percevoir un impôt sur un gain fictif que ferait un propriétaire s’il louait sa maison ou son logement alors qu’il l’habite peut paraitre à priori injuste, surtout s’il s’agit d’un bien modeste.
La suppression de cet impôt peut donc paraître équitable, notamment pour les personnes ayant économisé, s’étant parfois privé d’autres choses et ayant travaillé à entretenir leur maison ou leur appartement.
Mais elle ne profitera pas à la grande majorité les propriétaires et défavorisera et péjorera :
les jeunes désireux de devenir propriétaires qui ne pourront plus déduire de leurs impôts les intérêts passifs (sauf pendant 10 ans s’il s’agit d’un premier achat) alors que leur dette est importante.
les futurs propriétaires faisant le choix d’acheter un bien plus ancien et ceux qui en héritent, ainsi que les personnes plus âgées désireuse de remettre à niveau leur maison ou leur appartement et qui ne pourront plus déduire de leurs impôts les frais de rénovation et d’entretien.
les propriétaires d’immeubles de rendement dont les intérêts passifs ne seront plus déductibles à 100%, mais en proportion de la part de fortune composée par les biens de rendements.
les locataires qui risquent des hausses de loyers puisque les intérêts passifs ne seront plus déductibles des impôts du propriétaire.
l’environnement puisque les frais d’économie d’énergie et d’aménagement de l’environnement ne seront plus déductibles au niveau fédéral.
le parc immobilier suisse qui, faute de pouvoir déduire les frais liés à l’entretien des bâtiments, ne sera plus entretenu correctement.
les entreprises du bâtiment qui seront moins sollicitées par les propriétaires, faute de moyens.
La suppression de cet impôt, qui entrainerait une perte d’au moins 1’800’000’000.- francs selon la Confédération, toucherait toute la population par des baisses de prestations. Enfin, cette suppression mettrait en difficulté un bon nombre de régions touristiques, notamment dans l’arc alpin.
Si cette réforme est acceptée, elle prétéritera donc, à terme, l’ensemble de la population.
POP et PS Val-de-Travers.
MISE AU POINT Cette section offre une tribune aux partis politiques de tous horizons pour exprimer leurs opinions et contributions sur des sujets d’actualité régionale ou nationale. Vallon.info reste neutre et ne soutient aucune position particulière. Les lettres ouvertes publiées ici respectent les règles du débat public, bannissant les attaques personnelles et promouvant un dialogue respectueux. Chaque texte reflète exclusivement les idées de son auteur ou du parti concerné.
Le marché immobilier du Val-de-Travers connaît une évolution notable en 2025. Selon les derniers relevés statistiques cantonaux, le nombre de logements et de locaux commerciaux vacants est en hausse par rapport à l’an dernier.
140 logements vacants recensés dans la vallée
Au 1er juin 2025, 140 appartements étaient disponibles dans la région, soit 19 de plus qu’en 2024. Cela représente un taux de vacance de 1,93%, supérieur au seuil de pénurie fixé à 1,5%. La tendance est similaire à celle observée dans le reste du canton, où le nombre total de logements vacants a progressé pour atteindre 1824 unités.
Dans la vallée, ce sont surtout les appartements de 3 et 4 pièces qui composent l’essentiel de l’offre, représentant près de 70% des objets disponibles. Quant aux loyers, la moyenne s’établit à 831 francs pour un 2 pièces, 1’058 francs pour un 3 pièces et environ 1’067 francs pour un 4 pièces.
Des surfaces commerciales également en hausse
Le secteur des locaux commerciaux, industriels et artisanaux n’échappe pas à cette tendance. Le Val-de-Travers recense 13 surfaces vacantes, pour un total de 1’511 m² disponibles, presque le double de l’année précédente (+747 m², +98%).
La majorité de ces surfaces reste de petite taille, souvent inférieures à 200 m², adaptées à de petites entreprises, cabinets ou commerces de proximité. Concernant les loyers, le prix moyen pour un local commercial dans la vallée s’élève à 136 francs par m² par an.
Une situation contrastée dans le canton
Si la situation s’est détendue globalement sur le marché du logement cantonal – avec un taux de vacance de 1,82% – elle reste contrastée selon les régions. Les Montagnes et le Val-de-Travers affichent des taux supérieurs au seuil de pénurie, alors que le Littoral et le Val-de-Ruz demeurent en dessous.
Côté surfaces commerciales, les Montagnes concentrent toujours la majorité des locaux vacants (28’966 m²), mais la vallée se distingue par une progression proportionnellement plus forte.
Pour consulter les statistiques détaillées par commune et région : stat.ne.ch
Les polices romandes et le Bureau de prévention des accidents (BPA) s’unissent pour lancer une nouvelle campagne de prévention routière sur le thème de l’inattention et de la distraction. Le principe est d’inciter les usagers et les usagères à vouer toute leur attention à la conduite via le message : « Quand vous conduisez… conduisez ! Sans téléphone, avec les yeux sur la route ».
Inattention et distraction sont considérées comme la cause principale ou une cause concomitante de 31 % des accidents graves. Les relevés du BPA montrent que près d’un automobiliste sur trois se laisse régulièrement distraire au volant.
Les occupations annexes, telles qu’utiliser son smartphone, régler le GPS ou l’autoradio, manger, discuter avec les passagers ou saisir un objet sur la banquette arrière augmentent massivement le risque d’accident. La distraction allonge le temps de réaction et une seule seconde peut suffire pour voir sa vie et celle d’autres personnes basculer.
Pour sensibiliser les conductrices et les conducteurs, les polices romandes et le BPA ont fait appel à la société Pain Fromage Studio afin de concevoir une vidéo de prévention. La campagne « Quand vous conduisez… conduisez » rappelle que parfois, répondre doit attendre. Elle souligne sur différents supports les bons comportements et sensibilise les usagères et usagers aux dangers de l’inattention et de la distraction au volant.
Le message « Quand vous conduisez… conduisez ! Sans téléphone, avec les yeux sur la route », est ainsi diffusé sur des affiches dans toute la Suisse romande durant plusieurs semaines. Le clip vidéo et ses déclinaisons en trois séquences différentes (thèmes : match de hockey, orchestre symphonique et relations intimes) sont diffusés dans les trois langues nationales ainsi qu’en anglais sur plusieurs supports visuels et sur les réseaux sociaux.
Le clip vidéo a été réalisé grâce à l’engagement et le soutien de l’équipe féminine du Fribourg-Gottéron Ladies, les fanfares des polices cantonales vaudoise, fribourgeoise, genevoise et valaisanne, ainsi que la direction du Victoria Hall à Genève.
En parallèle, les polices romandes s’engagent à informer et sensibiliser les usagers et les usagères de la route en insistant sur l’importance de rester concentré sur le trafic en toutes circonstances. De plus, des contrôles seront effectués sur différents axes routiers afin de dénoncer les comportements abusifs.
Que ce soit au volant, au guidon, à pied ou à cheval, les polices romandes et le BPA recommandent d’adopter une attitude responsable :
✓ Restez concentrés tout au long du trajet et en toutes circonstances ;
✓ Arrêtez-vous à un endroit sécurisé pour toute occupation accessoire (téléphoner, écrire un message, utiliser la tablette, le GPS ou autre, manger, boire etc.) ;
✓ Laissez votre téléphone loin de votre regard, quel que soit votre mode de déplacement.
Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) a confirmé le 29 août 2025, via le réseau social X, la fermeture définitive du centre spécifique des Verrières (NE) pour requérants d’asile récalcitrants à la fin novembre 2025. Cette annonce met un terme à plusieurs mois d’incertitude autour de l’avenir de cette structure contestée.
Une décision attendue depuis le printemps
En mai dernier, la commune des Verrières avait pris la décision de résilier unilatéralement la convention signée avec le SEM et le canton de Neuchâtel. Le conseil communal justifiait cette démarche par les dommages matériels répétés et le comportement problématique de certains requérants hébergés.
Le centre, en activité depuis décembre 2018, accueillait entre cinq et dix personnes à la fois, transférées depuis d’autres centres fédéraux en raison de leur comportement jugé récalcitrant. La commune avait également pointé du doigt le retard pris dans la mise en place d’un second centre spécifique en Suisse alémanique, pourtant prévu depuis plusieurs années.
Une fermeture fixée à fin novembre
Si le communiqué du 27 juin 2025 évoquait déjà une fermeture « dans un avenir proche », aucune échéance précise n’avait été fixée. C’est désormais chose faite : le SEM a confirmé le 29 août que l’exploitation prendra fin au mois de novembre 2025.
En attendant, des discussions se poursuivent entre le SEM et les cantons pour définir de nouvelles solutions d’hébergement et de gestion des requérants d’asile posant des difficultés particulières. Ces réflexions s’intègrent dans une stratégie nationale en matière d’asile, notamment portée par la Task force multirécidivistes asile et étrangers, active depuis le 16 juin.
Un tournant pour la commune des Verrières
Pour les autorités locales, cette annonce marque la fin d’un chapitre délicat. Le centre avait suscité des tensions récurrentes avec la population et les autorités communales, confrontées aux nuisances et incidents liés à son exploitation.
La fermeture effective en novembre devrait donc répondre aux attentes exprimées par la commune et redéfinir la place des Verrières dans la politique migratoire suisse.
Le SEM fermera le centre spécialisé (Centre spécifique) des Verrières (NE) à la fin novembre. Pour plus d'informations, voir le communiqué de presse de juin 2025 :https://t.co/cMP984h09qpic.twitter.com/WX2Ptw6Fx3
La campagne de prévention et de contrôles liée à la rentrée scolaire, menée du lundi 18 au vendredi 22 août 2025, met en évidence une diminution du taux de conductrices et conducteurs sanctionnés pour excès de vitesse par rapport à l’année 2024. La présence renforcée de la police et des agents de sécurité publique aux abords des établissements scolaires a permis d’assurer une prévention efficace.
Durant cette période, la police neuchâteloise, en collaboration avec les services communaux de la sécurité publique (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Laténa, Boudry, L’Entre-deux-Lacs, La Grande-Béroche et Le Val-de-Travers), a assuré plus de 167 heures de présence aux abords des collèges. Parallèlement, les quatre radars mobiles de la police ont contrôlé plus de 9’500 véhicules pendant plus de 75 heures sur l’ensemble du canton. Comme lors des campagnes précédentes, les zones limitées à 30 km/h concentrent le plus grand nombre d’infractions, avec un taux de 4,63 % (contre 8,19 % en 2024).
Le taux global des conductrices et conducteurs sanctionnés pour excès de vitesse s’élève à 2,94 % en 2025, contre 3,85 % en 2024, confirmant ainsi une tendance à la baisse.
Vitesses maximales relevées :
Zone 30 km/h : 72 km/h
Limitation à 40 km/h : 53 km/h
Localité 50 km/h : 71 km/h
En parallèle, des rappels à l’ordre ont été adressés à certains parents afin de rappeler l’importance, pour les parents qui sont obligés de faire le trajet en voiture, de ne pas déposer les enfants trop près de l’établissement scolaire et de s’assurer qu’ils soient correctement attachés dans les véhicules. Ces gestes simples contribuent directement à la sécurité des plus jeunes.
La police neuchâteloise et ses partenaires poursuivront leurs actions de prévention et de contrôle, tant en localité que sur les axes hors localité présentant des risques particuliers.
Du 10 septembre au 10 octobre 2025, le Canton de Neuchâtel lance le « Mois de la santé mentale ». Au travers de plusieurs événements, cette initiative vise à sensibiliser à l’importance de prendre soin de sa santé mentale et à mieux faire connaître les ressources existantes.
Le « Mois de la santé mentale » se tiendra pour la première fois dans le canton de Neuchâtel du 10 septembre (Journée mondiale de prévention du suicide) au 10 octobre 2025 (Journée mondiale de la santé mentale). Cette initiative découle de constats préoccupants sur le plan suisse : les chiffres publiés par différentes études démontrent que 21% des jeunes filles et 9% des jeunes garçons déclarent se sentir seul-e-s la plupart du temps, près de 30% des jeunes en souffrance et avec des idées suicidaires n’en parlent à personne, près de 7% des adultes (35 à 49 ans) déclarent ressentir souvent un sentiment de solitude et plus d’une personne sur quatre de plus de 55 ans souffre de solitude.
Des événements pour cultiver les liens sociaux
Le « Mois de la santé mentale » vise donc à instaurer un temps fort de sensibilisation et à faire découvrir aux Neuchâteloises et Neuchâtelois des offres variées pour se retrouver et prendre soin de leur équilibre psychique. Autour de la thématique du lien social, près de vingt événements gratuits sont prévus à travers le canton, s’adressant à tous les publics : des familles aux seniors, en passant par les jeunes et les adultes en âge de vie active. Le programme comprend notamment des ateliers pratiques, des conférences, une pièce de théâtre, des projets participatifs, des expositions ou encore des rencontres intergénérationnelles.
De nombreux partenaires mobilisés autour de la santé mentale
Ce projet est piloté par l’Office de la promotion de la santé et de la prévention (OPSP) du Service cantonal de la santé publique (SCSP) et mobilise un large réseau de partenaires régionaux, ainsi que des communes. Il illustre la volonté du Canton de créer une dynamique collective autour de la santé mentale et s’inscrit pleinement dans la Politique de santé publique 2025-2030, dont l’objectif est d’offrir un cadre de vie favorable à la santé physique, mentale et sociale.
Le Canton de Neuchâtel s’inspire de l’expérience du Canton de Vaud, où le Mois de la santé mentale existe depuis quatre ans et rencontre un succès grandissant. Cet événement, qui implique santépsy.ch et la Coordination romande des associations d’action pour la santé psychique (Coraasp), permet de renforcer plus largement les actions menées en amont des difficultés pour préserver la santé mentale.
La participation à tous les événements est gratuite.
Au mois d’août 2025, le nombre de chômeurs-euses augmente (+109) pour atteindre 4’167 personnes. En parallèle, une légère diminution du nombre de demandeurs-euses d’emploi (-21) est relevée, avec un total de 6’298 personnes.
Le taux de chômage cantonal s’élève désormais à 4.6% (+0.1 pt par rapport au mois de juillet). Au niveau romand et national, une hausse de 0.1 pt est également observée avec des taux s’établissant respectivement à 4.0% et 2.8%.
Une évolution différenciée est constatée selon les tranches d’âge. Des hausses du nombre de chômeurs-euses dans le canton sont relevées chez les jeunes de moins de 25 ans (+14) ainsi que chez les personnes âgées de 25 à 49 ans (+99). Au contraire, les plus de 50 ans (-4) voient leur effectif diminuer légèrement au mois d’août. Ainsi, le taux de chômage des jeunes atteint 5.1 % (+0.1 pt), tandis que celui des seniors demeure stable à 3.8%. L’augmentation chez les jeunes est habituelle durant cette période de l’année en raison de l’achèvement des formations.
Des hausses du nombre de chômeurs-euses sont constatées pour le commerce de gros et réparation d’autos et motos (+14), les activités spécialisées scientifiques et techniques (+13), la fabrication de produits métalliques (+12), l’horlogerie (+11), la fabrication d’équipements et machines (+11) et les autres activités manufacturières (+10). Aucune baisse notable n’a été enregistrée.
Le canton de Neuchâtel fait face à de nombreux défis, entre le ralentissement économique général et les incertitudes liées aux échanges internationaux, en particulier l’annonce par les États-Unis de droits de douane de 39 % sur certains produits. Dans ce contexte, l’évolution de l’industrie et de l’emploi devra être observée avec une attention particulière au cours des prochains mois.
Structure d’accueil préscolaire à Couvet – source: Commune de Val-de-Travers
La Commune de Val-de-Travers vient d’ouvrir une nouvelle structure préscolaire à Couvet et de regrouper ses structures parascolaires dans ce village. Une journée portes ouvertes sera organisée durant le printemps 2026 pour permettre au public de découvrir ces nouveaux espaces.
Dans la continuité du développement de l’accueil des enfants à Val-de-Travers qui a vu l’inauguration d’une crèche à Fleurier l’an dernier, le Conseil communal a le plaisir d’annoncer l’ouverture d’un nouveau site à Couvet. Depuis le 25 août dernier, les premiers enfants ont été accueillis dans ces locaux spécialement conçus pour le préscolaire.
Réalisée par le bureau Repele Architectes à Neuchâtel, sous la direction d’Éric Repele, la nouvelle structure offre une capacité de 60 places pour les enfants de 0 à 4 ans. Ces nouveaux locaux permettent d’améliorer l’offre communale en matière d’accueil préscolaire, dans un environnement sécurisé et conforme aux normes en vigueur, et de répondre aux besoins croissants des familles.
Dans le même temps, le système parascolaire à Couvet est réorganisé : les lieux d’accueil jusque-là répartis sur plusieurs sites du village sont désormais tous regroupés à la rue Édouard-Dubied 2. Le site parascolaire d’espaceVAL ferme ainsi ses portes et ses activités sont désormais localisées dans le bâtiment situé près de la salle des spectacles.
Réaménagés par les services communaux, les locaux sont dimensionnés pour accueillir jusqu’à 80 enfants des deux premiers cycles de l’école obligatoire, mais la capacité effective est aujourd’hui limitée à 58 places en fonction des autorisations et des conditions d’organisation actuelles.
Cette double évolution, à savoir l’ouverture d’une nouvelle structure à Couvet et le regroupement du parascolaire, s’inscrit dans la volonté des autorités communales d’optimiser l’offre d’accueil et de garantir des conditions adaptées aux enfants comme aux familles.
Le Conseil communal souligne par ailleurs le travail remarquable du personnel, qui a permis un déménagement rapide et l’accueil des premiers enfants dans des conditions optimales. Des portes ouvertes seront organisées au printemps 2026 afin de permettre à la population de découvrir les nouveaux espaces.
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La Commission de la concurrence (COMCO) a rendu ses conclusions dans une vaste enquête sur des accords de soumission concernant l’entretien des routes. Entre 2009 et 2021, quatre entreprises de construction – Bitusag, Duckert, Prodo et Wyss Fils – se sont illégalement concertées pour se partager des marchés publics et privés dans les cantons de Neuchâtel, Jura, Jura bernois, Fribourg (Morat et Seeland) ainsi que, dans une moindre mesure, à Berne.
Des accords illicites sur les marchés publics
Le marché concerné est celui des enduits superficiels et du gravillonnage, utilisés notamment pour la réfection économique et rapide de routes communales et cantonales à faible ou moyen trafic. Dans ce secteur, le prix est le facteur clé lors des appels d’offres. Or, selon la COMCO, les quatre entreprises ont coordonné leurs prix et, parfois, se sont même réparti les régions, faussant ainsi la concurrence et alourdissant la facture pour les collectivités.
Amendes et sanctions
Les sanctions prononcées par la COMCO varient selon la gravité et la durée des infractions, mais aussi selon le degré de coopération des entreprises.
Duckert, Prodo et Wyss Fils se sont autodénoncées et ont bénéficié d’allégements, voire d’exonérations partielles.
Wyss Fils reste sanctionnée d’une amende comprise entre 44’000 et 74’000 francs.
Bitusag reçoit la sanction la plus lourde : une amende comprise entre 640’000 et 990’000 francs.
Les quatre entreprises se sont engagées à ne plus conclure d’accords de soumission à l’avenir.
Enquêtes en cours dans le canton de Neuchâtel
Cette affaire n’est pas isolée. Ces dernières années, la COMCO a déjà mis au jour environ 1’150 marchés entachés d’ententes illicites. Actuellement, deux procédures sont ouvertes :
l’une dans la région de Moesa,
l’autre dans le canton de Neuchâtel, lancée en novembre 2023 et étendue en mars 2024 et mars 2025 à 22 entreprises.
Et maintenant ?
Les décisions de la COMCO peuvent faire l’objet d’un recours auprès du Tribunal administratif fédéral de Saint-Gall dans un délai de 30 jours. Le processus judiciaire peut s’étendre sur plusieurs mois et inclure des audiences publiques.
Les décisions seront publiées seulement après avoir masqué les informations confidentielles des entreprises, un processus qui prend en général plusieurs mois.