Après « Jamais plus », des cours de self-défense pour les jeunes filles du Vallon

Remise du don du Zonta Club Sainte-Croix Val-de-Travers à l’association Le Spot à Val-de-Travers
Remise du don du Zonta Club Sainte-Croix Val-de-Travers à l’association Le Spot à Val-de-Travers

Le 25 novembre dernier, au Cinéma Colisée de Couvet, les lumières se sont rallumées sur le générique de « Jamais plus ». Le film était terminé, l’histoire pas tout à fait. Aujourd’hui, la soirée organisée par le Zonta Club Sainte-Croix Val-de-Travers trouve son prolongement : un don de CHF 1’000 à l’association Le Spot, qui servira à financer des cours de self-défense pour de jeunes filles à Val-de-Travers.

Du grand écran à la vie réelle

Vous étiez peut-être dans la salle ce soir-là. Pour la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes, le Zonta Club avait réuni le public autour d’un apéritif dînatoire, d’une allocution de la conseillère communale Sarah Fuchs-Rota, puis de la projection du film de Justin Baldoni, qui raconte les mécanismes de la violence domestique et la force qu’il faut pour s’en libérer.

Chaque billet, vendu 25 francs, était déjà un geste. Additionnés, ces gestes représentent aujourd’hui CHF 1’000, remis au centre jeunesse que beaucoup connaissaient encore sous le nom de Barak, devenu depuis Le Spot.

Se protéger, une force qui s’apprend

L’argent ne financera pas une affiche ou une campagne, mais quelque chose de très concret : des cours de self-défense destinés à de jeunes filles. L’objectif est de les aider à renforcer leur confiance en elles, à développer leur capacité à se protéger et à mieux faire face aux situations potentiellement dangereuses.

Le choix n’a rien d’un hasard. Actif auprès de la jeunesse du Vallon depuis 2008, le centre s’engage depuis longtemps dans la prévention de la violence et proposait déjà ce type de cours aux filles. Le don du Zonta permet de poursuivre ce travail de terrain, là où la prévention se joue vraiment : au plus près des jeunes concernées.

Un réseau mondial, un ancrage au Vallon

Le Zonta Club Sainte-Croix Val-de-Travers fait partie de Zonta International, un réseau présent tant au niveau local qu’international. Les clubs interviennent régulièrement auprès de femmes en situation de difficulté. Avec cette contribution, le club de part et d’autre de la frontière cantonale réaffirme son engagement en faveur de la prévention de la violence, de l’autonomie et de la protection des femmes et des jeunes filles.

Personne ne devrait rester seul face à la violence

Si vous êtes victime de violence, ou si vous vous inquiétez pour une proche, le numéro national 142 est joignable gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, depuis le 1er mai 2026. Il offre une écoute confidentielle et une orientation vers les ressources existantes, mais ce n’est pas un numéro d’urgence : en cas de danger immédiat, composez le 117. Les jeunes peuvent aussi joindre le 147 (Pro Juventute), et le centre LAVI du canton de Neuchâtel accompagne les victimes sur le plan juridique, psychologique et social.

Le titre du film sonnait comme une promesse. À Val-de-Travers, elle prend désormais la forme de quelques heures de cours, de gestes appris et d’une confiance qui se construit. Peut-être la manière la plus concrète de donner un sens à ces deux mots : jamais plus.

Coupe neuchâteloise : le FC Val-de-Travers éliminé en prolongation par un club de 3e ligue

0
FC Val-de-Travers – photo : Enzo Almeida

Deux fois devant au score, rejoint deux fois, revenu une troisième fois à hauteur : le FC Val-de-Travers a tout tenté mercredi soir à Pierre-à-Bot. Face au FC Helvetia NE, pensionnaire de 3e ligue, la formation de 2e ligue a pourtant fini par céder, réduite à dix, à la 104e minute. Battus 4 à 3 après prolongation, les Vallonniers quittent la Coupe neuchâteloise en huitièmes de finale.

Le coup d’envoi a été donné ce mercredi 7 octobre 2026 à 20h30, sur le terrain synthétique sud de Pierre-à-Bot, à Neuchâtel. L’équipe de Raphael Claudio et Johann Sancey, emmenée par son capitaine Jérôme Dreyer, avait confié les cages à Loïc Verdon. En face, le FC Helvetia NE de François Christen jouait sous le brassard de Gaël Oppliger.

Teixeira ouvre, Voyame répond

Le Vallon n’a pas mis longtemps à se mettre en route. Dès la 8e minute, Kylian Teixeira a ouvert la marque. L’avantage a tenu jusqu’à la 34e minute, quand Colin Voyame a égalisé pour Helvetia. Les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur le score de 1 à 1. Teixeira, averti à la 38e minute, n’est pas ressorti : Marco Goncalves Nogueira l’a remplacé à la pause, tout comme Noah Tabasso a pris la place de Renée David Rodrigues.

Quatre buts en vingt-quatre minutes

La deuxième période a basculé dans un tout autre rythme. Leonit Bitiqi a redonné l’avantage aux Vallonniers à la 51e minute. Helvetia a cette fois répliqué coup sur coup : Raul Martinez a égalisé à la 62e minute, puis Noam Vaucher a donné l’avantage aux Neuchâtelois à la 70e. Mené pour la première fois de la soirée, le FC Val-de-Travers a réagi aussitôt. Julien Descombes a remis les deux équipes à égalité à la 75e minute. Le score n’a plus bougé jusqu’au terme du temps réglementaire, et le 3 à 3 a envoyé tout le monde en prolongation.

À dix, la prolongation de trop

Averti à la 82e minute, Julien Descombes a reçu un second carton jaune à la 96e. Son expulsion a laissé ses coéquipiers à dix pour le reste de la prolongation. Lendrit Lekaj est entré à la place de Sergio Da Silva Dos Reis à la 101e minute. Trois minutes plus tard, Raul Martinez a inscrit son deuxième but de la soirée, celui du 4 à 3. Les Vallonniers n’ont pas trouvé la ressource pour revenir une quatrième fois.

Le parcours en Coupe s’arrête donc à Pierre-à-Bot, face à une équipe qui évolue une ligue plus bas. Le FC Val-de-Travers y a montré qu’il savait marquer et revenir au score. Il lui reste à garder cet état d’esprit en championnat de 2e ligue, en y ajoutant ce qui a manqué mercredi : finir le match à onze.

Une conférence gratuite pour aider les PME du Vallon à apprivoiser l’intelligence artificielle

Comme tout outil de l’atelier, l’intelligence artificielle doit être prise en main et testée sur le terrain avant d’être adoptée. C’est le défi pragmatique et sans jargon que la Commune de Val-de-Travers propose de relever ensemble le mercredi 11 novembre à la salle Fleurisia. (Image générée par IA)

Ici, on a toujours jugé un outil de la même manière : on le prend en main, on l’essaie sur une vraie pièce, et on décide ensuite s’il mérite sa place sur l’établi. C’est exactement ce que la Commune propose aux PME de la région avec l’intelligence artificielle. Le mercredi 11 novembre, à la salle Fleurisia de Fleurier, une première conférence gratuite promet de parler d’IA sans jargon ni grands frissons futuristes, avec une seule question en tête : qu’est-ce que ça change, concrètement, dans une entreprise d’ici ?

Un outil qu’on essaie avant de le juger

L’IA, on en entend parler partout, souvent sur le ton de la révolution qui va tout emporter. De quoi intriguer autant qu’inquiéter un patron de PME qui a déjà une comptabilité à boucler, des clients à rappeler et des commandes à sortir. C’est pour ces entreprises que la Commune de Val-de-Travers s’associe à la société Huumyk et organise sa toute première conférence destinée aux entreprises régionales.

Aux commandes de la soirée, pas un gourou venu d’ailleurs, mais un voisin. Dan Noël habite Val-de-Travers et dirige Huumyk, une société basée à Neuchâtel active dans l’intelligence artificielle auprès de différentes organisations. Son métier : accompagner la transformation numérique et l’évolution des façons de travailler. Sa promesse pour cette soirée d’environ 90 minutes tient en une idée, qu’il résume ainsi : il s’agit de partir des réalités quotidiennes des entreprises et de montrer, exemples à l’appui, ce que l’IA peut réellement leur apporter.

Le mode d’emploi plutôt que la théorie

Pas de schémas d’algorithmes ni de vocabulaire d’ingénieur, donc. La conférence se veut accessible et pragmatique, et s’articule autour des questions que tout entrepreneur finit par se poser. Quels usages sont déjà possibles aujourd’hui ? Quelles tâches peuvent être allégées ? Quels avantages, mais aussi quelles limites et quels points de vigilance ? Et surtout, par où commencer quand on veut intégrer l’IA dans son quotidien sans se perdre ?

Pour y répondre, Huumyk compte sur sa propre expérience : dans ses bureaux, l’intelligence artificielle fait déjà partie des outils de travail de toute l’équipe, au fil de ses différentes missions. Le public entendra donc des retours de terrain plutôt qu’un exposé théorique.

Des ateliers taillés sur mesure, métier par métier

La conférence n’est qu’un premier coup de lime. Dans un second temps, Huumyk pourra proposer des ateliers pratiques par corps de métier, pour approfondir les usages de l’IA selon les réalités et les besoins de chaque entreprise participante. Les thématiques de ces ateliers, qui seront cette fois payants, seront présentées à l’issue de la soirée. L’idée : passer de la compréhension générale à des applications directement liées à votre activité, que vous teniez un garage, une fiduciaire, un atelier de mécanique ou une boulangerie.

Rendez-vous autour du même établi

La soirée s’adresse aux PME et à l’ensemble des acteurs économiques de Val-de-Travers. Elle aura lieu le mercredi 11 novembre 2026 à 19h à la salle Fleurisia, à Fleurier. L’entrée est gratuite, mais l’inscription est requise via le formulaire en ligne de la Commune.

Fleurier en a vu passer, des outils censés tout bouleverser, et le Vallon a toujours su trier ceux qui méritaient de rester. La vraie nouveauté de cette soirée tient peut-être moins à ce qui s’affichera à l’écran qu’à ce qui se passera dans la salle : pour la première fois, la Commune réunit ses entreprises autour d’un même établi. L’intelligence artificielle y trouvera peut-être sa place.

Télécabine de la Robella : TBRC demande à la Commune de renouveler sa subvention, à la baisse

Jacques Haldi, président de TBRC, avec le dossier du projet de télécabine de la Robella à Buttes, Val-de-Travers – ©vallon.info

Jacques Haldi a une manière bien à lui de parler de la future télécabine de la Robella : « C’est notre ascenseur. » Un ascenseur entre le bas du site, où l’on dévale déjà la luge et le pumptrack, et le plateau de la Petite Robella, où presque tout reste à construire. Mais avant de monter, ce projet de 14,2 millions de francs doit franchir trois paliers : la Commune de Val-de-Travers, le Canton, puis la recherche de fonds. Et au premier palier, la question posée aux élus n’est pas tout à fait celle que beaucoup imaginent.

Un télésiège arrivé au dernier étage

Inauguré en 1970, le télésiège qui relie Buttes à la Petite Robella fonctionne grâce à une autorisation de vingt ans délivrée par l’Office fédéral des transports, qui arrive à échéance en 2028. Il serait possible de la renouveler avec l’installation actuelle, mais à grands frais. « C’est comme une vieille voiture : on ne trouve plus les freins, plus les pièces, tout doit être fait sur mesure », résume le président de la coopérative Télésiège Buttes-La Robella-Chasseron Nord (TBRC). La coopérative a donc choisi de repartir avec une installation neuve.

Jacques Haldi connaît la montagne de Buttes mieux que personne. Il préside TBRC depuis 2006 et codirige aussi, avec Enzo Macuglia, l’Association Sauver La Robella, propriétaire du bas du site : l’auberge, le parking, la luge Féeline, le minigolf et le pumptrack. TBRC, elle, possède le bâtiment de départ du télésiège et les installations du haut, et exploite l’ensemble.

Le projet « Robella 2025-2065 » est né d’une étude menée entre 2016 et 2019 avec la Commune et Goût et Région, qui concluait en 2020 qu’une station quatre saisons était viable à Buttes. Une commission de développement s’est ensuite mise au travail. « En 2020, je croyais qu’en cinq ans ce serait fait », sourit Jacques Haldi. Nous sommes en 2026, et le nom est resté.

La première version, remise en 2022, prévoyait une télécabine montant jusqu’au sommet du téléski, avec une tyrolienne. Les autorités l’ont jugée trop ambitieuse. Le projet a été redimensionné en 2023 et 2024 : la télécabine remplacera désormais le télésiège sur le même tracé, jusqu’à la Petite Robella. Les chiffres ont été passés au crible par TalentisLAB, puis par la Haute école de Sierre et un groupe d’experts réunissant les directeurs des stations de Moléson, Vercorin et Métabief ainsi qu’une professeure de l’Université de Neuchâtel. En juillet 2026, TBRC a remis à la Commune son business plan final, qui consolide cinq années de travail.

Un ascenseur pour tout le monde

Pourquoi une télécabine ? Parce qu’elle ouvre la montagne à des publics que le télésiège laisse au pied de la pente. Un parent seul avec deux jeunes enfants, une personne âgée, quelqu’un en fauteuil roulant : tous pourront monter boire un thé sur le plateau et profiter de la vue. « L’éventail de la clientèle est beaucoup plus large », souligne Jacques Haldi.

Le modèle choisi fonctionne comme l’ascenseur d’un hôtel. On le met en marche, on effectue le contrôle de sécurité le matin, et le passager monte seul dans une cabine surveillée par caméra. Les frais d’exploitation resteront à peu près les mêmes qu’aujourd’hui, l’amortissement et l’entretien pesant davantage avec le temps. En revanche, une seule personne suffit les jours de faible affluence, ce qui permettra d’ouvrir plus souvent, y compris hors des grandes périodes.

À l’étage, le plateau changera de visage. Devant l’auberge, un tapis roulant remplacera le fil neige pour les petits skieurs, qui apprendront l’été le VTT et la trottinette sur de petits parcours. Un téléski sera rénové pour fonctionner en toutes saisons, avec une sortie intermédiaire pour les débutants, et cinq pistes de flow trail adaptées à chaque niveau viendront compléter l’offre. Deux téléskis seront démontés : celui du Mignon, encore en service aujourd’hui, et le téléski numéro 3, à l’arrêt depuis de nombreuses années. D’autres idées sont à l’étude : des tours d’escalade avec tyrolienne, un parcours sensoriel accessible aux personnes à mobilité réduite, et un sentier de sculptures ouvert à des artistes et des écoles d’art. Le contenu exact n’est pas encore arrêté, puisque la réalisation est prévue en 2028 ou 2029. Le but, lui, est clair : retenir les familles au moins une demi-journée, avec un forfait permettant de circuler librement entre le bas et le haut du site.

Premier palier : une subvention renouvelée, mais à la baisse

C’est ici que le dossier est souvent mal compris. TBRC ne demande pas à la Commune une nouvelle enveloppe de plusieurs millions. Elle lui demande de renouveler, pour quarante ans, la subvention de fonctionnement qu’elle reçoit déjà.

Aujourd’hui, la Commune verse environ 27 francs par habitant et par an, une aide accordée depuis 2009 et qui court jusqu’en 2028. La coopérative propose de la ramener à 22 francs pour la période 2029 à 2068. Sur une base simplifiée de 10’000 habitants, cela représente 220’000 francs par an au lieu de 270’000, soit une économie d’environ 50’000 francs par an pour la caisse communale.

Le second volet s’appelle une conversion, un mécanisme déjà utilisé par le passé. Sur la garantie que représente cet engagement, TBRC obtiendrait une avance d’environ 4,5 millions. Chaque année, la Commune déduirait de la subvention l’amortissement et les intérêts, à la charge de la coopérative. Au bout de quarante ans, le compte est soldé. Pour TBRC, cela signifie moins d’argent liquide chaque année pour fonctionner, mais un capital disponible tout de suite pour investir.

Le revers de la médaille, Jacques Haldi ne le cache pas : la Commune s’engagerait sur quarante ans. Il le met en perspective avec la rénovation de la piscine des Combes, votée l’an dernier. « Avec la piscine, la Commune prend aussi un risque sur cinquante ans. C’est le risque normal d’une infrastructure. »

Deuxième palier : le Canton, puis la recherche de fonds

Le plan de financement des 14,2 millions repose sur quatre piliers. Le Canton est sollicité pour une subvention à fonds perdus de 4,5 millions. La Commune assurerait l’avance de 4,5 millions décrite plus haut. TBRC apporterait 3,9 millions par un emprunt, et il resterait 1,3 million à trouver.

Pourquoi un projet plus ambitieux pèserait-il moins sur la Commune ? Parce que la charge est répartie. « Dès le début, on savait qu’il était impossible d’en faire un projet uniquement communal », explique Jacques Haldi. La hausse d’environ deux millions depuis 2025 s’explique par la mise à jour des offres des fournisseurs pour le rapport final.

Le dernier 1,3 million ne sera recherché qu’une fois les trois feux verts obtenus. Les grandes institutions et fondations seront approchées en priorité, puis les entreprises et les particuliers. C’est là que vous, Vallonnières et Vallonniers, pourrez entrer en scène.

Le pari des 78’000 visiteurs

Pour tourner, la station doit réaliser environ 1,1 million de francs de chiffre d’affaires par an. Le plan mise sur 78’000 visiteurs par an, toutes saisons confondues, contre environ 54’000 actuellement, et sur une dépense moyenne qui grimperait de 8 ou 9 francs aujourd’hui à environ 14 francs grâce aux nouvelles offres. Ces hypothèses ont été challengées par les experts externes.

L’été porte déjà la station, l’hiver restant un bonus aussi précieux qu’imprévisible. « S’il tombe un paquet de neige le 15 décembre, on fait des chiffres. S’il n’y a pas de neige, on n’en fait pas », résume le président. Une ligne ne bougera pas : le parking restera gratuit, comme l’accès au pumptrack, et les tarifs resteront à la portée des familles. « Ça me tient à cœur que les familles puissent encore venir à Buttes. » Les visiteurs qui viennent sans rien dépenser sur les installations font vivre, eux aussi, le restaurant et les commerces du village.

Un calendrier sans marge

Le dossier est entre les mains de la commission financière depuis la fin juillet. Jacques Haldi espère qu’il pourra être soumis au Conseil général en novembre, et un rendez-vous avec le Canton est prévu le même mois. La coopérative demande une réponse claire d’ici la fin de l’année : pour rester dans les délais de 2028, les commandes devraient être passées début 2027.

Restent les inconnues que personne ne maîtrise. Les mises à l’enquête peuvent faire l’objet d’oppositions, qui retarderaient le chantier de plusieurs mois. Si tout se passe bien, la télécabine tournera en 2028. Dans le cas contraire, la station pourrait vivre une saison de transition avec le seul bas du site en activité.

Appuyer sur le bouton

Interrogé sur son plus beau souvenir à la Robella, l’ancien moniteur de ski n’hésite pas : une journée de poudreuse sur la piste rouge, presque seul là haut, à tracer la première trace. « Ça fait toujours vibrer. »

Un ascenseur, pourtant, ne monte que si quelqu’un appuie sur le bouton. Cet automne, ce seront les conseillers généraux, puis le Canton. Demain, ce seront toutes les familles qui choisiront de monter à Buttes un dimanche après-midi. Car la future télécabine ne reliera pas seulement le bas et le haut d’un site : elle reliera un télésiège de 1970 aux enfants qui feront leurs premières traces sur la Petite Robella. Le dossier complet sera mis à disposition des autorités, puis de la population. D’ici là, les horaires et l’actualité de la station sont sur robella.ch.

Que faire ce week-end au Val-de-Travers ? Nos idées de sorties du 9 au 11 octobre

0

Le week-end pointe le bout de son nez et, bonne nouvelle, le Vallon ne manque pas d’idées pour l’occuper. Voici les 3 rendez-vous repérés dans notre agenda du 9 au 11 octobre.

Au cinéma ce week-end

Resident Evil

Resident Evil

Vendredi 20h30 · Samedi 20h30 · Dimanche 20h00 — Cinéma Colisée
Bryan, jeune livreur, accepte une mission en apparence anodine: livrer un colis biomédical. Ce qui ressemble à une journée de…
Naza

Naza

Samedi 17h30 · Dimanche 17h00 — Cinéma Colisée
Tourné de nuit sur les toits de Tel Aviv, Naza dévoile en détail les systèmes mis en place pour mener…

Tout le week-end : expositions et événements en cours

Vacances d’automne à la Robella
Vacances scolaires

Vacances d’automne à la Robella

Jusqu'au 18 octobre · Robella Val-de-Travers
Durant les vacances neuchâteloises du 3 au 18 octobre, profitez de nos installations en semaine de 13h à 17h et le weekend de 10h…

Envie d’en voir plus ? Tout le programme est dans l’agenda de vallon.info.
Un événement manque à l’appel ? Vous pouvez soumettre gratuitement votre événement.

Festival FSRM-Kids : Couvet se penche sur la relève scientifique et technique

Image by Sunrise from Pixabay

Dans une montre, rien ne bouge tant que personne n’a donné les premiers tours de remontoir. Pour les métiers scientifiques et techniques, la mécanique est la même : sans quelqu’un pour éveiller la curiosité des plus jeunes, les ateliers de demain risquent de tourner à vide. C’est tout l’enjeu de la matinée officielle du Festival FSRM-Kids, qui se tiendra le mercredi 21 octobre au CNIP de Couvet. Une question au cœur des échanges : comment donner aux jeunes l’envie de comprendre, d’expérimenter et de s’engager ?

Les premiers tours de remontoir

La FSRM, on la connaît surtout pour ses formations et ses événements. Moins pour ses FSRM-Kids, un programme consacré à l’éveil scientifique et technique des jeunes, que la fondation souhaite justement faire découvrir, ou redécouvrir, à cette occasion. La matinée est placée sous le signe de la relève, de la transmission des savoirs et des nouvelles façons d’allumer l’intérêt pour les sciences et la technique.

Le rendez-vous est fixé dès 10h30 au CNIP de Couvet. La participation est gratuite, sur inscription.

Des rouages venus de tous les horizons

Comme dans tout bon mouvement, chaque pièce a son rôle. Thuan Nguyen, directeur du CNIP, ouvrira la matinée en présentant la maison qui accueille l’événement. Sebastian Gautsch, directeur de la FSRM, retracera ensuite le parcours des FSRM-Kids, leur impact et leurs perspectives.

Place ensuite à ceux qui sont passés par l’établi : un ancien participant des FSRM-Kids viendra témoigner, avant que Sonny Basso, étudiant en master à l’EPFL, n’imagine à voix haute les ateliers de demain sous le titre « FSRM-Kids 2.0 ».

Romain Roduit, directeur technique de l’Espace des Inventions à Lausanne, donnera ensuite une conférence au titre qui sonne comme une devise : « Faire pour comprendre : la médiation scientifique en action ». Serge Ramel, chef du Service de l’enseignement obligatoire du canton de Neuchâtel, refermera la partie officielle par une allocution.

Formation, médiation scientifique et industrie : trois engrenages qu’on voit rarement tourner ensemble, et qui auront ici l’occasion de s’emboîter.

Après les discours, l’établi

La partie officielle sera suivie d’un standing lunch, propice aux échanges avec les intervenants et entre participants. Et pour celles et ceux qui ne veulent pas quitter Couvet trop vite, plusieurs activités facultatives prolongeront la journée : une initiation à l’assemblage horloger, une visite des infrastructures du CNIP ou une visite guidée de la Maison de l’Absinthe, à deux pas de là, à Môtiers.

Le programme complet et le formulaire d’inscription gratuite sont disponibles sur cette page. Que vous connaissiez déjà les FSRM-Kids ou que vous les découvriez, la FSRM vous attend avec plaisir.

Car la relève ne se commande pas comme une pièce détachée. Elle se remonte, patiemment, un tour après l’autre. Et à Val-de-Travers, terre d’horlogers, on sait depuis longtemps que les plus beaux mouvements commencent toujours entre de petites mains curieuses.

Chômage : 3,4% à Val-de-Travers en septembre, un point sous la moyenne cantonale

Image d’illustration

Le taux de chômage à Val-de-Travers s’établit à 3,4% en septembre 2026, soit un point de moins que la moyenne cantonale, restée stable à 4,4%. La région compte 201 chômeurs et 314 demandeurs d’emploi.

Le Val-de-Travers nettement sous la moyenne cantonale

Selon les chiffres publiés ce mardi 6 octobre par l’État de Neuchâtel, le Val-de-Travers affiche un taux de chômage de 3,4% à fin septembre. Il se situe ainsi nettement en dessous de la moyenne neuchâteloise (4,4%) et romande (4,3%), et se rapproche de la moyenne nationale (3,0%).

Les 314 demandeurs d’emploi recensés dans la région comprennent les 201 chômeurs ainsi que les personnes inscrites à l’ORP qui ne sont pas immédiatement disponibles, notamment celles en programme de reconversion ou en gain intermédiaire.

Cette position n’est pas nouvelle. Sur l’ensemble de l’année 2025, le Val-de-Travers affichait un taux moyen de 3,8%, le deuxième plus bas du canton derrière le Val-de-Ruz (3,2%), devant le Littoral (4,2%) et les Montagnes (5,8%).

Un taux cantonal inchangé

À l’échelle du canton, le nombre de chômeurs diminue de 21 personnes en septembre, pour un total de 3’945. Le nombre de demandeurs d’emploi recule de 26 unités et s’établit à 6’297. Le taux de chômage neuchâtelois reste à 4,4%, comme en août. Les taux romand (4,3%) et national (3,0%) sont également stables.

L’horlogerie en recul, la construction en hausse

Par secteur, le recul le plus marqué concerne l’horlogerie, avec 28 chômeurs de moins. Viennent ensuite les autres activités manufacturières (moins 19) et le commerce de gros et la réparation d’autos et motos (moins 14). L’horlogerie reste toutefois la branche qui compte le plus de chômeurs dans le canton, avec 518 personnes selon le relevé d’août.

À l’inverse, les activités spécialisées, scientifiques et techniques (plus 15) et la construction (plus 9) enregistrent une hausse.

Hausse du chômage chez les moins de 25 ans

Le nombre de chômeurs de moins de 25 ans augmente de 21 personnes, portant leur taux de chômage à 5,3% (plus 0,2 point). Selon le canton, cette hausse s’inscrit dans le prolongement des inscriptions consécutives à la fin des formations, un phénomène saisonnier. Le nombre de chômeurs diminue en revanche chez les 25 à 49 ans (moins 32) et chez les plus de 50 ans (moins 10).

Les jeunes qui viennent de terminer leur formation et cherchent un premier emploi peuvent s’adresser à l’office régional de placement (ORP). Les statistiques détaillées et interactives, région par région, sont disponibles sur ne.ch/statchomage.

En ce début d’automne, le Val-de-Travers confirme ainsi sa position parmi les régions les moins touchées du canton, dans un marché du travail neuchâtelois qui reste globalement stable.

Logement abordable : le canton veut doubler la mise d’ici 2034

0
Image by Hans from Pixabay

À Val-de-Travers, on se tient sur le pas de la porte. Depuis des années, la part de logements vides du Vallon oscille autour de 1,5%, la barre qui sépare officiellement un marché simplement serré d’une véritable pénurie. Un coup on entre, un coup on ressort. Le Littoral et le Val-de-Ruz, eux, ont franchi le seuil il y a près de trente ans et n’en sont jamais ressortis. C’est dans ce paysage que le Conseil d’État relance sa politique du logement, avec un crédit de 24 millions de francs et quelques outils inédits. Reste à savoir quelles portes ils ouvriront chez nous.

Le rapport, adopté le 28 septembre et rendu public ce lundi, part d’un constat qui parlera à bien des ménages : à l’échelle du canton, le revenu médian n’a pratiquement pas bougé en quinze ans, alors que les loyers ont pris environ 30% en vingt ans. Le taux de vacance cantonal est tombé à 1,64% en 2026, tout près de la ligne rouge. Et dans le bassin d’emploi de Neuchâtel, plus d’un ménage sur deux ne trouve pas de logement correspondant à ses moyens ; pour les petits revenus, le loyer y engloutit souvent plus de la moitié du salaire.

Un pied sur le seuil, un pied dehors

Le Vallon n’en est pas là, et le rapport le dit sans détour : le Val-de-Travers ne connaît la pénurie que par moments, quand les Montagnes vivent une situation détendue. Mais les vallées ont un autre point faible : elles comptent moins de logements d’utilité publique que les régions urbaines, ce que le Conseil d’État attribue à la nature même du bâti. Moins d’immeubles locatifs, plus de fermes et de maisons de village, donc moins de prise pour les coopératives.

Or c’est précisément sur elles que repose la stratégie cantonale. Une coopérative d’habitation ne cherche pas de rendement : les loyers couvrent les coûts, tout surplus est réinvesti dans l’immeuble. Résultat, après quelques années, des loyers inférieurs de 15 à 20% au marché, selon le rapport.

24 millions pour huiler les gonds

La loi cantonale sur l’aide au logement, en vigueur depuis 2009, n’est pas jetée aux orties. Le précédent crédit de 18 millions, voté en 2018, est entièrement engagé. Le Conseil d’État demande donc 24 millions pour la période 2027 à 2034, versés pour l’essentiel sous forme de prêts remboursables sur 25 ans. Chaque franc d’aide publique en ferait circuler environ quatre dans l’économie locale.

L’objectif chiffré entre dans la loi : au moins 5% de logements d’utilité publique dans le parc cantonal, soit quelque 5’000 logements. On en est aujourd’hui à 3,09%, contre 2,88% en 2018. Le chemin reste long quand on sait que le canton de Vaud tourne autour de 8% et Zurich autour de 25%. La lutte contre la pénurie et le développement des coopératives et fondations deviennent, eux aussi, des buts inscrits noir sur blanc.

Des clés déjà remises à Couvet

Le Vallon n’a pas attendu ce rapport pour pousser la porte. À Couvet, la coopérative Arc-en-Ciel a construit la résidence des Fleurs du Van : 25 appartements avec encadrement à prix coûtant pour les bénéficiaires de rentes AVS et AI, première pierre posée en 2019, labellisés en 2021. Le canton y a contribué par un prêt de 1,08 million de francs remboursable sur 25 ans, complété par des parts sociales et un cautionnement. Toujours à Couvet, le Home Dubied s’est vu soutenu à hauteur de 280’000 francs pour ajouter un étage de cinq appartements du même type, en 2022.

La porte des grands appartements

Ces appartements pour seniors ne profitent pas qu’à leurs locataires. Chaque fois qu’un couple âgé quitte une grande maison ou un vaste logement familial pour un appartement adapté, une famille peut s’y installer. Le rapport estime que plus de 2’000 grands logements ont ainsi été remis sur le marché grâce aux appartements avec encadrement labellisés. En juillet 2026, le canton en comptait 911 ; il en faudrait environ 2’000 d’ici 2040.

Même logique pour une mesure nouvelle, et franchement originale : les coopératives qui s’engagent à gérer l’occupation de leurs logements (pas plus d’une pièce de plus que d’habitants, un 4 pièces pour trois personnes par exemple) pourront recevoir une subvention équivalant à deux points des droits de mutation, les fameux lods, lors d’un achat. Concrètement, quand les enfants quittent le nid, la coopérative propose aux parents un logement plus petit dès que possible. Si la condition n’est plus remplie, la subvention doit être remboursée. Les coopératives dont les statuts visent l’exploitation et non le rendement seront par ailleurs exemptées d’impôt foncier.

Une porte réservée dans les grands quartiers

Autre nouveauté, plus contraignante : dans les communes en pénurie depuis au moins cinq ans, les grands secteurs à bâtir (plus de 10’000 m² de surface chauffée) devront réserver au moins 25% de leur surface aux logements d’utilité publique. En échange, les projets certifiés « quartier durable » pourront construire 20% de plus. Cette règle vise d’abord les régions durablement en pénurie, Littoral et Val-de-Ruz en tête ; les communes restent libres d’aller plus loin.

Rouvrir les vieilles maisons du village

Pour un territoire comme le nôtre, la piste la plus prometteuse pourrait bien être ailleurs. Le canton rappelle que l’aide à la rénovation reste ouverte aux régions sans pénurie, et le programme RÉNO-NE, lancé en 2025, cible justement les bâtiments patrimoniaux gourmands en énergie au cœur des localités. Canton et commune prennent en charge jusqu’à 10’000 francs d’honoraires de spécialistes agréés pour aider les propriétaires à rénover sans dénaturer. Vous possédez une vieille bâtisse au centre de Môtiers ou de Fleurier ? C’est le genre de dossier que l’office cantonal du logement, renforcé d’un poste à temps partiel, entend accompagner, tout comme il veut épauler davantage les communes sur les droits de superficie et les plans d’aménagement.

Le dernier seuil, au Château

Il faudra encore passer la porte du Grand Conseil. Comme la dépense dépasse 7 millions, le projet devra réunir les trois cinquièmes des députés, et le décret sera soumis au référendum facultatif. La consultation menée ce printemps a été globalement favorable : 31 prises de position sur 75 entités consultées, dont certaines jugeaient le crédit trop modeste. Le Conseil d’État promet de revenir avec un bilan si l’enveloppe s’épuisait avant terme. Le rapport complet est consultable sur le site du canton.

Car au fond, Vallonnières et Vallonniers, le seuil qui compte vraiment n’est pas celui des statistiques. C’est celui que franchit un jeune de Couvet ou de Buttes le jour où il quitte la maison familiale, sans pour autant devoir quitter le Vallon.

Foot (2e): Kylian Teixeira offre la victoire au FC Val-de-Travers face à Boudry

0
Image source: IG @fc.vdt

Quatre minutes. C’est tout ce qu’il a fallu à Kylian Teixeira, vendredi soir aux Sugits, pour donner au FC Val-de-Travers l’avantage décisif face au FC Boudry. Deux buts avant la demi-heure, puis une longue soirée à défendre ce capital quand les visiteurs sont revenus à une longueur : les Vallonniers s’imposent 2 à 1 en 2e ligue.

Un doublé éclair avant la demi-heure

Le coup d’envoi de cette rencontre du groupe 1 a été donné le vendredi 2 octobre à 20h15, sur la pelouse des Sugits à Fleurier. À la 25e minute, Kylian Teixeira ouvre le score. À la 29e, l’attaquant de pointe récidive et double la mise.

En face, Boudry perd patience avant de perdre du terrain : Noah Principi (36e), Thibaut Bourrier (44e) et Flavio Di Chio (45e) écopent tous trois d’un avertissement avant la pause. Le FC Val-de-Travers rentre aux vestiaires avec deux buts d’avance.

Boudry réagit, le Vallon serre les rangs

Au retour des vestiaires, les entraîneurs boudrysans Celso Da Costa, Fazli Azemi et Daniel Da Costa bousculent leur équipe dès la 50e minute : le capitaine Nicolas Schornoz cède sa place à Aurélien Rousseau, et Aaron Lopes, averti dans la foulée, est remplacé par Richard Roubini.

Côté vallonnier, Kylian Teixeira sort à la 58e, remplacé par Julien Descombes. Une minute plus tard, Flavio Di Chio réduit l’écart pour Boudry : 2 à 1, et une demi-heure à tenir.

Raphael Claudio et Johann Sancey renouvellent alors leurs forces : Leonit Bitiqi remplace Walid Boutaleb (69e), Gaëtan Hugi prend la place de Sergio Da Silva Dos Reis, averti juste avant (71e), puis Sandy Lebet entre pour Jérôme Dreyer (78e) et Derek Lebet pour Toni Barigello (81e). Derrière, Lucas Blaser et sa défense, Matteo Ciurleo, Romain Von Känel, Noah Tabasso, ne cèdent plus. Le capitaine Jérémy Paul Anstett et les siens gèrent la fin de match, pendant que Boudry termine avec un cinquième carton jaune, pour Marco Pinto Machado (88e).

Trois points écrits en quatre minutes

Au coup de sifflet final, le tableau d’affichage n’a plus bougé depuis l’heure de jeu. Vendredi aux Sugits, l’essentiel s’est joué entre la 25e et la 29e minute ; le reste de la soirée, le FC Val-de-Travers l’a passé à prouver qu’il savait aussi garder ce qu’il avait gagné.

Hockey: Le CP Fleurier perd la bataille de la discipline face à Meinisberg

0

À cinq contre cinq, le CP Fleurier a fait mieux que son adversaire vendredi soir. C’est avec un joueur en moins qu’il a perdu le match. Face à l’EHC Meinisberg, les Fleurisans se sont inclinés 4 à 6 à la patinoire de Fleurier, à Val-de-Travers, devant 136 spectateurs, plombés par trois buts encaissés en infériorité numérique.

Une seconde de trop avant la pause

Le premier tiers démarre pourtant bien pour la troupe de Thibaut Creuze, qui bénéficie de deux supériorités numériques dans les huit premières minutes sans parvenir à les concrétiser. L’ouverture du score tombe à la 17e minute : Sandy Dubois, servi par William Humbert-Droz, trompe Lars Dick (16:39). Mais Krister Aeschlimann est pénalisé peu après, et Lane Pfosi en profite pour égaliser à 19:59, à une seconde de la sirène.

Cinq buts dans un deuxième tiers à rebondissements

Le capitaine Florent Marthaler redonne l’avantage à Fleurier 54 secondes après la reprise, sur une passe de Soren Marquis. Les Vallonniers résistent ensuite à deux pénalités, dont une pour surnombre sur la glace. Meinisberg renverse pourtant la situation en trente secondes : Joel Reber égalise (29:42), Basil Schluep donne l’avantage aux visiteurs (30:12). Pénalisé dans la foulée, William Humbert-Droz se rachète à peine revenu sur la glace en égalisant à 3 partout (33:26), servi par Marthaler. Schluep signe toutefois son doublé à 34:36, et les Bernois rentrent au vestiaire avec un but d’avance.

Trois supériorités numériques, trois buts

Le troisième tiers se joue sur le banc des pénalités. Sanctionné à la toute fin du deuxième tiers, Aeschlimann regarde Colin Minder inscrire le 3 à 5 en supériorité numérique (41:15), qui sera le but de la victoire. Deux minutes plus tard, avec Joey Parlee puis Florent Marthaler sur le banc, Marco Burkhalter creuse l’écart (43:33). Fleurier réagit aussitôt : Krister Aeschlimann, sur une passe de Marquis, réduit la marque à 4 à 6 (44:19). Les Fleurisans obtiennent ensuite environ une minute à cinq contre trois au milieu du tiers, mais Lars Dick tient bon.

Une fin de match électrique

Les dernières minutes tournent à l’affrontement. À 58:21, quatre joueurs sont pénalisés, dont Florent Marthaler pour comportement antisportif envers les arbitres. À 59:15, Krister Aeschlimann et Joel Reber jettent les gants et écopent chacun de 5 minutes et d’une pénalité de méconduite de 20 minutes.

Au moment de refaire les comptes, la feuille de match raconte deux histoires. À forces égales, le CP Fleurier l’emporte 4 à 3. En supériorité numérique, Meinisberg marque trois fois, Fleurier jamais. Le patin était là. Il reste à garder les deux pieds sur la glace.