À La Côte-aux-Fées, un nom quitte la table du Conseil communal, un autre s’y installe.
M. David Höhn rejoint l’exécutif communal en remplacement de M. Nathanaël Alber. Il reprend le portefeuille Administration générale et Culture, loisirs et sports.
Cinq chaises, cinq dossiers
La table se compose désormais ainsi : M. Laurent Piaget occupe la présidence et pilote les Transports et l’Aménagement du territoire. M. Adrian Prospero, vice-président, s’occupe de l’Enseignement et de la Santé. M. François Guenot, secrétaire, a la Sécurité publique et la Sécurité sociale en charge, tandis que M. Benoît Erb, secrétaire-adjoint, veille sur l’Économie publique et les Finances. M. Höhn complète l’équipe avec l’Administration générale, mais aussi la Culture, les loisirs et le sport, un dossier qui touche directement à la vie associative et événementielle du village.
Reste à voir comment cette nouvelle répartition des rôles se traduira concrètement à La Côte-aux-Fées dans les mois qui viennent. Une équipe change de visage, la mission, elle, continue.
Le 12 septembre 2026, la montagne change de patron. De 10h à 18h, ce n’est plus le télésiège qui commande la Robella, mais les enfants de 3 à 17 ans révolus : le Lions Club Val-de-Travers leur offre, comme chaque année, une journée entière de la station de Buttes, activités comprises, pizza et boisson en prime.
Un sommet ouvert à tous
L’entrée est gratuite pour les jeunes de 3 à 17 ans, l’adulte qui les accompagne s’acquittant de CHF 20.-. Pas de ticket à choisir, pas de forfait à calculer : ce jour-là, tout est compris, du premier virage en trottinette au dernier passage au minigolf. Une générosité qui ne doit rien au hasard : depuis plusieurs années, le Lions Club Val-de-Travers consacre une journée entière à remettre les clés de la station aux plus jeunes, avant de retrouver, l’hiver venu, ses autres rendez-vous incontournables, les sapins de Noël et les 12 heures des tripes à Couvet.
De la trottinette au télésiège, la montagne à portée de guidon
Le programme ratisse large : accès au pumptrack vélo, descente en trottinette, partie de minigolf, remontée en télésiège et accès illimité à la luge Fééline. De quoi occuper une journée entière sans redescendre deux fois par le même chemin. Nouveauté remarquée sur l’affiche de cette édition : le balltrap vient s’ajouter à la panoplie, aux côtés des traditionnelles balades à poney pour les plus petits.
Le Vallon prend des airs de grand nord
Autre première annoncée cette année : une balade en attelage de chiens de traîneaux, qui vient compléter l’offre animalière aux côtés des poneys. Le tout sous le regard des bénévoles du Lions Club, présents toute la journée pour encadrer les activités et servir, à midi, la pizza et la boisson offertes à chaque participant.
Car au fond, le vrai sommet de cette journée n’est pas celui qu’on atteint en télésiège. C’est celui que gravissent, chaque année, les membres du Lions Club Val-de-Travers pour qu’une station entière appartienne, l’espace d’une journée, à ceux qui la connaîtront demain.
En Suisse, le bandy ne remplit pas encore les patinoires. Les 12 et 13 septembre pourtant, le Bandy Club Val-de-Travers va partager la glace de la Raiffeisen Arena de Porrentruy avec des équipes allemandes et néerlandaises, pour la toute première édition d’un tournoi que personne, en Europe, n’avait encore osé organiser.
Une glace de hockey pour un sport qui rêve grand
Le short bandy, vous ne connaissez peut-être pas. C’est une variante du bandy traditionnel, ce cousin scandinave du hockey qui se joue habituellement sur des patinoires immenses, à onze contre onze. Ici, format réduit : quatre joueurs par équipe, une patinoire de hockey classique, celle qu’on trouve dans n’importe quelle petite ville. L’idée est simple, presque généreuse : permettre au bandy de se développer dans les pays qui n’ont pas de quoi loger des matchs à onze. La Fédération Suisse de Bandy a choisi Porrentruy et sa Raiffeisen Arena pour organiser, les 12 et 13 septembre 2026, le « Short Bandy – Swiss Cup 2026 », première compétition du genre sur le continent.
Six clubs, trois pays, et le Vallon dans la partie
Autour de la glace jurassienne, six équipes venues de trois pays. Côté suisse, Rinkball Dübendorf, le Bandy Club Grand Chasseral et le Bandy Club Val-de-Travers. Les Pays-Bas envoient les Noviomagus Lions et les Nijmegen Capitals, l’Allemagne son EC Mainzer Wolf. Le samedi sera consacré à la phase de groupe : chaque équipe affrontera les cinq autres lors de matchs de vingt minutes, une bonne dizaine de rencontres qui s’enchaînent sur la journée. Le dimanche après-midi place aux matchs de classement, aux demi-finales, puis à la finale, avant une remise des prix prévue aux alentours de 16h00.
Un galop d’essai pour une ambition bien plus large
Ce week-end n’est pas qu’un tournoi de plus au calendrier. C’est un test grandeur nature. Les clubs participants et les officiels de la fédération internationale de bandy vont observer, ajuster, évaluer le format et l’organisation, avec en ligne de mire la création d’une compétition européenne régulière et d’envergure. L’objectif affiché : deux catégories à terme, un groupe compétitif réunissant les meilleurs clubs du continent, et un groupe loisirs plus accessible, pensé pour faire découvrir la discipline à qui n’a jamais tenu une crosse de bandy.
De quoi observer, entre deux périodes de resurfaçage de la glace, si le format court peut un jour porter de grandes ambitions. Court sur la patinoire, donc, mais visiblement pas sur les projets.
Ce samedi 5 septembre, sous un ciel qui n’avait manifestement pas reçu le mémo du calendrier, l’EspaceVal de Couvet a vécu la dernière étape d’un jeu de piste entamé au printemps à travers toute la Suisse : celui de la Swiss-Ski Summer Challenge. Pour les enfants et les jeunes venus batailler sur cinq parcours, c’était la dernière chance de composter un billet pour la grande finale, qui se jouera le 12 septembre à Herisau.
Organisée par le Ski Club Fleurier, cette sixième et dernière étape qualificative de la tournée avait tout d’un examen de rattrapage grandeur nature. Températures estivales, gradins improvisés, et une seule question dans toutes les têtes : qui décrochera l’un des derniers tickets pour l’Appenzell ?
Cinq parcours pour prouver sa polyvalence
Au programme de la journée, l’Obstacle Parcours, calqué sur celui du Swiss-Ski Power Test, où rapidité, coordination et agilité faisaient la différence, une préparation idéale pour celles et ceux qui viseront ce test plus tard dans la saison. Le Ski Club Fleurier avait mis les petits plats dans les grands en concevant plusieurs parcours maison, pensés pour mettre à l’épreuve la vitesse, l’endurance et surtout l’esprit d’équipe. Un tournoi d’unihockey a permis aux enfants de se mesurer collectivement, avant qu’un relais final ne vienne clore la journée: la dernière ligne droite où chacun a mobilisé ses dernières réserves d’énergie pour l’honneur de l’équipe.
Deux étoiles montantes venues encourager la relève
À midi, le stand Swiss-Ski a offert un autre genre de parcours du combattant, celui des autographes. Justine Herzog, skieuse alpine, et Wilma Lauenstein, fondeuse, toutes deux jeunes athlètes du cadre Swiss-Ski, ont fait le déplacement à Couvet pour aller à la rencontre des jeunes participantes et participants. Questions, dédicaces et rencontres improvisées ont rythmé la pause de midi, complétée par un jeu proposé sous la tente Swiss-Ski. De quoi repartir avec, en plus des jambes lourdes, un autographe personnalisé en poche.
Le clap de fin d’une tournée, le coup d’envoi d’une finale
Avec cette étape à Couvet, la phase de qualification de la Swiss-Ski Summer Challenge 2026 est officiellement bouclée. Restait, pour les derniers arrivés, cette unique fenêtre de tir avant que le rideau ne tombe sur la tournée d’été.
Toutes les équipes qui ont validé leur billet, à Couvet comme lors des étapes précédentes, se retrouveront désormais le 12 septembre à Herisau, en Appenzell Rhodes-Extérieures, pour la grande finale de la saison. Vous, Vallonnières et Vallonniers, qui avez peut-être applaudi depuis le bord des parcours de l’EspaceVal, saurez ainsi où suivre la suite de l’histoire.
Image d’archive – FC Val-de-Travers – photo : Enzo Almeida
Le FC Val-de-Travers I s’est incliné 1:4 face à Hauterive I ce samedi aux Sugits, dans une rencontre où l’écart s’est creusé dès la première période. Hauterive a fait la différence par l’intermédiaire de Yan Luca Baltazar Dos Santos Moreira, buteur à deux reprises en début de match.
Une entame difficile
Le scénario s’est joué tôt. Dès la 9e minute, Baltazar Dos Santos Moreira ouvrait le score pour les visiteurs, avant de doubler la mise à la 23e. Menée 0:2 à la pause, l’équipe de Fleurier n’est jamais parvenue à revenir dans la partie.
Le match avait pourtant débuté sous tension disciplinaire : Julien Descombes recevait un avertissement dès la 5e minute côté vallonnier.
Le trou se creuse
Au retour des vestiaires, Hauterive a continué sur sa lancée. Luca Sticchi, entré en jeu à la 55e, inscrivait le troisième but des siens à la 59e. Mike Gomes, le capitaine d’Hauterive, portait la marque à 0:4 à la 79e minute.
Val-de-Travers a multiplié les changements en cours de match, avec les entrées de Sandy Lebet (40e), Telmo Alexandre Sousa Azevedo (46e) puis Kylian Teixeira (65e). Sergio Da Silva Dos Reis et Telmo Alexandre Sousa Azevedo écopaient chacun d’un avertissement, respectivement à la 66e et à la 61e minute.
Un but d’honneur en fin de rencontre
À cinq minutes du terme, Kylian Teixeira, entré vingt minutes plus tôt, réduisait l’écart à 1:4. Il recevait lui-même un carton jaune trois minutes plus tard, à la 88e.
Sous la conduite de Julien Descombes, Alix Erb et Johann Sancey, le FC Val-de-Travers I devra retenir les enseignements de cette entame de saison pour la suite du championnat de 2e Ligue, groupe 1.
La course d’orientation en forêt combine effort physique, lecture de carte et prise de décision rapide. – Illustration : Image générée par IA
Cela fait cinquante ans que plus personne n’a foulé les sous-bois du Grand-Bois et du Mont-de-Buttes carte en main. Cinquante ans de mousse qui repousse et de sentiers qui s’effacent tranquillement sous les sapins. Les 12 et 13 septembre 2026, ce demi-siècle de silence prendra fin d’un coup : plusieurs centaines de coureuses et coureurs, boussole au poignet, débarqueront à Val-de-Travers pour le championnat suisse de course d’orientation, moyenne distance et relais.
L’ANCO, l’association neuchâteloise de course d’orientation, organise l’événement à la Côte-aux-Fées, avec ce mélange de fierté et de trac qu’on connaît bien dans le Vallon quand on reçoit du beau monde à la maison. Et du beau monde, il y en aura : c’est toute l’élite suisse de la discipline qui converge vers nos forêts pour deux jours de course.
Des cartes qu’on redessine, pas qu’on ressort du tiroir
Voilà ce qui rend ce championnat un peu particulier : les deux terrains choisis, le Grand-Bois et le Mont-de-Buttes, n’ont plus servi à une course depuis les années 1970. Il a donc fallu tout recartographier, comme si ces bois n’avaient encore jamais été mis sur papier. Le résultat s’annonce à la hauteur du Jura qu’on aime : des zones forestières très détaillées qui alternent avec des pâturages ouverts, un terrain sauvage et typé, capable de mettre à l’épreuve les meilleurs lecteurs de carte du pays.
Une précision utile pour les habitués du secteur : une zone d’embargo est en vigueur sur le terrain de course jusqu’à l’épreuve, histoire que personne ne parte à la découverte des parcours avant l’heure. Les randonneurs et coureurs du dimanche sont donc priés de patienter encore un peu avant d’aller y remettre les pieds.
Une boussole qui retrouve aussi le chemin du Vallon
Rendez-vous donc les 12 et 13 septembre 2026 à la Côte-aux-Fées pour les épreuves de moyenne distance et de relais. Les inscriptions se font en ligne sur la plateforme ol-events.ch, et les organisateurs invitent volontiers les visiteurs à profiter de l’occasion pour découvrir ou redécouvrir les attraits touristiques du coin avant ou après la course, avec des solutions d’hébergement recensées du côté de Val-de-Travers.
Pour un village de la taille de la Côte-aux-Fées, accueillir un championnat national n’a rien d’anodin : c’est tout un week-end où le Vallon se retrouve, le temps de deux jours, au centre de l’attention d’un sport qui carbure justement à l’art de ne pas se perdre.
Alors quand les concurrents s’élanceront à la mi-septembre, la vraie nouveauté ne sera pas seulement le tracé d’un parcours. Ce sont deux pans entiers de forêt, oubliés des cartes depuis un demi-siècle, qui referont surface pour de bon, à disposition de tous ceux qui, une fois la poussière de la compétition retombée, voudront à leur tour s’y perdre un peu, boussole ou pas.
Ce samedi, le Chapeau de Napoléon a vu passer plus de monde à ses pieds qu’un jour de grande balade. Cent quarante-trois dossards, huit parcours, et une question qui planait sur Fleurier depuis des mois : est-ce qu’une course toute neuve tiendrait la route dès sa première édition ? Réponse en fin de journée, chronomètre à l’appui.
Un tablier posé avant l’heure
Une course, ça se construit comme un pont : on pose d’abord les fondations, on croise les doigts pour le reste. Pour cette première Course des Ponts à Fleurier, les organisateurs pouvaient difficilement rêver mieux : 143 inscrits, 128 personnes effectivement au départ, et 119 arrivées sur la ligne. L’écart entre les deux derniers chiffres tient surtout aux petites jambes du Château 12 km en marche nordique, où sur 8 participants un seul classement a été enregistré, sans que l’on sache s’il s’agit d’un abandon collectif ou d’un souci de pointage. Le reste du peloton, lui, est arrivé complet.
Autre bonne nouvelle pour une première : la parité est presque parfaite, avec 70 coureuses pour 73 coureurs. De quoi donner raison à ceux qui pariaient sur un succès populaire plutôt qu’une course de spécialistes.
Huit piles pour un seul pont
Le principe d’un pont, c’est de relier des rives éloignées. Celui de Fleurier reliait plutôt les générations : à une extrémité, le Chapeau de Napoléon 21 km, référence du jour avec 27 inscrits et 25 arrivées ; à l’autre, les Ruisseaux 500 mètres, réservés aux plus jeunes, où les 19 partants sont tous allés au bout. Entre les deux, Le Château 12 km (34 inscrits, 27 arrivées) et La Raisse 7 km (36 inscrits, 32 arrivées) ont attiré le plus grand nombre, preuve que le format court-mais-costaud a ses adeptes à Val-de-Travers. Les Ponts 3 km, plus confidentiels avec 5 inscrits, referment la boucle des distances proposées, aux côtés des Ruisseaux 1 km et 1,5 km destinés aux enfants.
Ceux qui ont franchi la ligne en tête
Sur le 21 km, c’est Joe Jeanneret qui s’impose, devant Grégory Huguenin et Grégoire Fatton. Le Château 12 km voit Thibault Zehnder l’emporter devant Quentin Beeler et son père Yannis, un joli doublé pour la famille. Chez les dames, Amélie De Marzo signe la meilleure performance de la journée sur La Raisse 7 km, devant Evodie Flueckiger et Nadia Gagg.
Sur Les Ponts 3 km, Deven Huguenin devance les sœurs Valverde, Aline puis Mégane. Côté benjamins, Maël Schopfer s’impose sur les Ruisseaux 1,5 km, Adam Tijani sur le 1 km, et c’est Malya De Marzo qui remporte le 500 m, quelques heures après la victoire de sa mère Amélie sur La Raisse 7 km. Sur le Château 12 km en marche nordique, seule Jody Requet figure au classement final.
Un pont, ça se construit à plusieurs
Reste à savoir si la Course des Ponts deviendra un rendez-vous fixe du calendrier vallonnier. Avec 143 dossards pour un galop d’essai, difficile d’imaginer que les organisateurs referment le chantier après une seule édition. Un pont, de toute façon, ça ne sert à rien tout seul : il lui faut du monde pour le traverser, et Fleurier vient de prouver qu’il n’en manquait pas.
Il y a des sujets que l’on préfère taire, ou dont on ne parle qu’à voix basse. Le suicide en fait partie. Le 10 septembre, la Salle Fleurisia de Fleurier choisit d’en parler tout haut : le temps d’une soirée, la pièce de théâtre NOUS invite le public à reconnaître les signaux d’alerte du mal être et à savoir quels gestes peuvent aider un proche. Cette représentation fait de Val-de-Travers l’unique étape régionale du Mois de la santé mentale, une initiative cantonale qui se poursuit jusqu’au 10 octobre 2026.
Un sujet qu’on préfère taire
Le Canton de Neuchâtel lance cette année la deuxième édition de son Mois de la santé mentale. Sa thématique 2026, « Oser être soi », se décline en une vingtaine d’événements gratuits entre le 10 septembre et le 10 octobre : théâtre, yoga, marche en pleine conscience, journal créatif, conférences. La plupart de ces rendez vous se tiennent à Neuchâtel ou à La Chaux-de-Fonds. Val-de-Travers, elle, accueille une seule date, mais elle touche directement à ce que ce mois cherche justement à combattre : le silence autour de la souffrance psychique.
NOUS, une soirée pour apprendre à voir
NOUS a été montée par l’association STOP SUICIDE, en collaboration avec une compagnie de jeunes comédiennes et comédiens professionnels. La pièce a une visée clairement préventive : elle aborde les signaux d’alerte du mal être, les difficultés que traversent les personnes qui ont des pensées suicidaires, les ressources d’aide existantes et des conseils concrets pour soutenir un proche. Elle est interactive : le public est amené à réagir, à réfléchir et à partager son point de vue au fil de la représentation, plutôt qu’à simplement assister à un spectacle.
Rendez vous à Fleurier
La représentation a lieu le 10 septembre 2026 à 19h00, à la Salle Fleurisia, rue du Pré 8, à Fleurier. L’inscription est obligatoire, jusqu’au 9 septembre, via le formulaire en ligne. La soirée est proposée dans le cadre du Mois de la santé mentale, avec le soutien du service cantonal de la santé publique. Vous trouverez le détail de la démarche de l’association sur le site de STOP SUICIDE.
Une pièce ne remplace pas une prise en charge, mais elle peut ouvrir une conversation qui, autrement, n’aurait peut être jamais eu lieu. À Fleurier, le 10 septembre, c’est ce pari là qui est fait : que parler, ensemble, dans une salle, soit déjà un premier geste utile.
Besoin d’aide, maintenant ?
143 La Main Tendue : gratuit et anonyme, pour les adultes, 24h/24
147 Pro Juventute : gratuit et anonyme, aussi par WhatsApp, pour les jeunes
144 : urgences vitales
Pour s’informer sans urgence, santepsy.ch est une ressource fiable, tout comme le médecin traitant.
Dans l’agenda des traileuses et traileurs du Vallon, deux nouvelles viennent de tomber presque en même temps. La première a un visage tout neuf et une date très proche : le 12 septembre 2026. La seconde a des allures de retour de légende, mais patience, il faudra attendre 2027. Entre naissance et résurrection, Val-de-Travers prouve une fois de plus qu’on ne fait pas les choses à moitié quand on organise du trail.
Le premier souffle : les traileuses tracent leur propre sentier
Le 12 septembre 2026, Couvet accueillera une première suisse : le Swiss Women’s Trail, premier trail 100% féminin du pays. L’organisation, la même association qui porte le Swiss Canyon Trail depuis plus de trente ans, a voulu créer un espace pensé spécifiquement pour les coureuses, comme un tremplin vers les longues distances plutôt qu’un simple copié collé de l’épreuve mixte.
Deux parcours seront proposés. Le 19K, départ à 9h15 du centre sportif de Couvet, grimpe à 750 mètres de dénivelé positif avec un seul ravitaillement, à la Ferme du Soliat au kilomètre 11,5. Le 38K, lui, s’élance dès 8h15 pour 1400 mètres de dénivelé et trois ravitaillements, jusqu’à la Carrière de Môtiers au kilomètre 28. Les tarifs restent accessibles, 60 francs pour le 19K et 75 francs pour le 38K en période standard, mais les places sont limitées et l’inscription se fait en ligne. De quoi donner à Val-de-Travers un nouveau rendez vous dans le paysage du trail féminin suisse, à peine quelques semaines après la rentrée.
Le grand souffle qui revient : le 166K reprend son élan pour 2027
De l’autre côté du calendrier, c’est un vieux compagnon de route qui refait surface. Sur son compte Facebook, l’organisation du Swiss Canyon Trail a confirmé le retour du 166K pour l’édition 2027 : 166 kilomètres et 8147 mètres de dénivelé positif, un parcours conçu à l’origine pour les 30 ans de la course en 2025 et que beaucoup pensaient réservé à cette seule occasion.
Il faut dire que cette édition anniversaire avait marqué les esprits. Le 166K avait attiré 155 traileuses et traileurs, dont plusieurs figures reconnues du trail mondial, venus se frotter à un parcours hors normes au cœur du Jura vallonnier. L’édition 2026 s’est courue exceptionnellement fin mai, avant que le Swiss Canyon Trail ne retrouve sa date habituelle dès 2027, celle là même où le 166K fera donc son grand retour. Un rendez vous encore lointain, mais déjà de quoi faire rêver les ultra traileurs les plus téméraires.
Entre le premier pas d’une course qui vient de naître et le retour d’une légende qu’on croyait éphémère, une chose ne change pas : à Val-de-Travers, on respire décidément au rythme des sentiers.
Quarante-six ans qu’on roule dessus sans y toucher. La rue Saint-Gervais n’a plus vu passer le moindre chantier d’entretien depuis le début des années 1980, et ça commence à se voir : chaussée fatiguée, réseaux souterrains vieillissants. Après la Grand-Rue, en travaux en 2025 et 2026, c’est maintenant à sa voisine de passer à la caisse, dès le 7 septembre et jusqu’à l’automne 2027.
Un tronçon oublié depuis les années Reagan
Entre le pont des Halles, qui enjambe l’Areuse, et la sortie du village en direction de Môtiers, ce bout de route cantonale voit passer en moyenne 2’900 véhicules chaque jour. De quoi user n’importe quelle chaussée quand aucun entretien n’a été fait depuis près d’un demi-siècle. L’état de dégradation avancé de la route, et surtout de ce qui se trouve dessous, ne laisse plus le choix : il faut s’y mettre.
Trois secteurs, trois rythmes
Le chantier avancera par étapes, pour ne pas couper complètement le village en deux d’un seul coup. Il débutera le 7 septembre 2026 au secteur du pont des Halles et de la rue Pierre-Dubied, avec fermeture du pont aux véhicules motorisés jusqu’à la mi-octobre. Suivra le secteur Saint-Gervais nord, de la mi-octobre 2026 à la fin du printemps 2027, puis le secteur Saint-Gervais sud, du début de l’été à l’automne 2027. Au programme : renouvellement des infrastructures souterraines et du revêtement routier, création d’une porte d’entrée de village, et sécurisation des cheminements piétonniers. La route sera fermée au trafic motorisé durant toute la durée des travaux, mais l’accès des riverains et riveraines, des transports publics et des véhicules d’urgence restera garanti.
Boveresse et Môtiers en première ligne
Le temps du chantier, le trafic de transit sera dévié par Boveresse et Môtiers, avec une signalisation temporaire mise en place pour guider tout le monde.
Rendez-vous à l’automne 2027
D’ici là, la rue Saint-Gervais aura eu le temps de rattraper quarante-six ans de retard. Un an de patience pour les riverains, contre des décennies encore à tenir la route : le calcul, à Val-de-Travers, finit toujours par pencher du bon côté.