Logements vacants à Val-de-Travers : encore moins de choix en 2026

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Chercher un appartement à Val-de-Travers en 2026, c’est un peu comme arriver tard à la Fête de l’Absinthe : la Fée verte coule encore, mais il ne reste plus autant de verres qu’à la dernière tournée. Au 1er juin, 117 logements étaient vacants dans le Vallon, contre 140 un an plus tôt. Vingt-trois portes qui se ferment, et un signal que le marché local se resserre à nouveau après une accalmie de courte durée.

Une porte de moins depuis l’an dernier

Le chiffre vient de la Chancellerie d’État neuchâteloise, qui publie chaque année l’enquête cantonale sur les logements vacants. À Val-de-Travers, le taux de vacance recule de 1,93% à 1,59% entre 2025 et 2026, soit 0,34 point de perdu en douze mois. Dans le même temps, le parc de logements de la région continue pourtant de grandir, passant de 7’238 à 7’347 unités. Il y a donc davantage de toits dans le Vallon, mais moins de portes ouvertes pour s’y installer : le parc s’agrandit plus vite que le nombre de logements disponibles.

Dans la commune de Val-de-Travers elle-même, le mouvement est encore plus marqué : 111 logements vacants au 1er juin, contre 138 l’année précédente, soit 27 de moins et un taux qui glisse de 2,14% à 1,69%.

Ni vraiment la fête, ni tout à fait la pénurie

Le communiqué cantonal réserve l’étiquette de pénurie officielle au Littoral et au Val-de-Ruz, deux régions installées depuis des années sous le seuil des 1,50%. Val-de-Travers, lui, joue depuis longtemps aux montagnes russes autour de ce même seuil : 2,20% en 2018, 1,16% en 2022, 1,94% en 2023, et maintenant 1,59% en 2026. On n’y est pas (encore) officiellement à court de logements, mais la marge s’amenuise d’année en année, et l’habitude de trouver rapidement s’use un peu plus.

Les Montagnes neuchâteloises, elles, évoluent dans un tout autre registre, avec un taux de vacance qui reste largement au-dessus du seuil malgré un recul à 3,08%. À l’autre bout du canton, c’est justement dans les régions durablement tendues, Littoral et Val-de-Ruz, que le marché reste le plus verrouillé.

Trois et quatre pièces mènent la danse

Sur les 117 places encore libres dans le Vallon, l’essentiel se joue en 3 et 4 pièces, qui représentent à eux seuls près de 79% de l’offre (45 et 47 logements). Les grands appartements de 5 pièces et plus restent, comme ailleurs dans le canton, la denrée la plus rare.

Côté loyers, Val-de-Travers reste l’une des régions les plus abordables du canton : 902 francs en moyenne pour un 3 pièces, 1’090 francs pour un 4 pièces, loin des niveaux pratiqués sur le Littoral. De quoi nuancer le tableau : la tournée se resserre, mais le prix du verre, lui, reste raisonnable.

Le détail par commune, la durée de vacance et les cartes régionales sont à consulter sur le portail statistique cantonal et sur atlas.ne.ch.

La prochaine édition se jouera dans un an. D’ici là, mieux vaut ne pas traîner sur le pas de la porte si l’on cherche à s’installer dans le Vallon : à ce rythme, il y aura encore un verre de moins à la table l’an prochain.

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Le feu à nouveau autorisé en forêt à Val-de-Travers, la prudence reste de mise

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Trois mois qu’on n’osait plus sortir le briquet près des sapins. Depuis ce mardi 15 septembre, la région retrouve le droit d’allumer un feu en forêt ou à ses abords — le canton vient de lever totalement l’interdiction en vigueur depuis fin juin. Mais gare à ceux qui confondraient feu vert et carte blanche : le risque d’incendie n’a pas disparu avec l’arrêté.

Le degré de danger d’incendie de forêt passe désormais au niveau 2, jugé limité, sur l’ensemble du canton de Neuchâtel. L’interdiction, décrétée le 25 juin puis partiellement assouplie fin août, tombe donc entièrement à Val-de-Travers comme ailleurs. Les pluies des dernières semaines, les nuits plus longues, la rosée du matin et la chute des températures nocturnes ont eu raison de la sécheresse qui avait justifié la mesure tout l’été.

Concrètement, cela signifie qu’un feu de camp, une grillade en forêt ou en lisière redevient possible sans enfreindre la loi. De quoi réjouir ceux qui gardaient leurs saucisses au congélateur en attendant que le Département de la sécurité, de la digitalisation et de la culture (DSDC) donne son accord.

Un feu vert, pas une carte blanche

Le canton insiste : la levée de l’interdiction ne veut pas dire que le danger est écarté. Tout feu allumé en plein air doit rester sous contrôle en permanence, et quelques réflexes de base s’imposent avant de ressortir le nécessaire à barbecue :

  • renoncer à faire du feu par vent fort ou en cas de rafales ;
  • éviter les massifs où le feuillage reste sec après l’été ;
  • ne jamais jeter mégot ou allumette au sol ;
  • garder ses distances avec les arbres et la végétation sèche ;
  • ne jamais laisser un feu sans surveillance, et éteindre toute flammèche aussitôt ;
  • s’assurer que tout est bien éteint, feu et alentours, avant de quitter les lieux.

Tout départ de feu ou situation suspecte doit être signalé sans attendre au 118.

La suite s’écrit au jour le jour

Le degré de danger n’est pas gravé dans le marbre : il sera réévalué régulièrement selon la météo, l’état de la végétation et les particularités locales. Les informations à jour se trouvent sur www.ne.ch/feuxforet, et à l’échelle nationale sur danger-incendie-foret.ch.

Alors profitez-en, mais avec un œil sur le vent et un seau pas loin : le feu a retrouvé sa place à Val-de-Travers, à condition de ne pas lui laisser prendre toute la sienne.

À Val-de-Travers, cinq espoirs du CP Fleurier visent le maillot national

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Image source: IG CP Fleurier

Mercredi, au bord du lac de Zoug, à Cham, cinq jeunes joueuses du Vallon ont enfilé pour la première fois le maillot à croix blanche. Une sélection qui ne doit rien au hasard : elle vient couronner le travail mené depuis des années à la patinoire de Fleurier.

Chelsea Eschler, Alissia Waeber, Hermione Guillaume, Jade Renaud et Alyssa Gyseler, toutes issues du mouvement junior du club (le MOJU), ont pris part à la première journée de sélection de l’équipe nationale suisse U16 féminine. Une convocation qui place d’un coup le CP Fleurier sur la carte du hockey féminin suisse, alors que le club évolue loin des grands centres de formation habituels.

Cinq noms, quatre équipes

Les cinq Fleurisanes n’ont pas toutes été réparties dans le même groupe de travail, signe que la sélection couvre large avant de resserrer le cercle :

  • Chelsea Eschler, Team 1
  • Alissia Waeber, Team 1
  • Hermione Guillaume, Team 2
  • Jade Renaud, Team 4
  • Alyssa Gyseler, Team 4

Pour un club de la taille du CP Fleurier, voir cinq joueuses convoquées le même jour à Val-de-Travers n’a rien d’anodin. C’est la preuve que la relève féminine du club n’a rien à envier aux structures plus étoffées du reste du pays.

Rendez-vous à l’automne

Rien n’est joué pour autant. Cette première journée n’est qu’une étape : un second match de sélection est prévu fin octobre, avant que la liste définitive des joueuses retenues pour l’équipe nationale ne soit dévoilée. D’ici là, les cinq Fleurisanes retrouvent l’entraînement et les couleurs du CP Fleurier, avec un objectif en tête.

Que la sélection finale les retienne ou non, ces cinq noms disent déjà quelque chose du travail accompli dans les coulisses de la patinoire : celui d’un club qui, à Val-de-Travers, forme des joueuses capables de taper dans l’œil de la Fédération suisse.

Un hélicoptère de l’armée survole Val-de-Travers pour mesurer la radioactivité

Du 14 au 18 septembre, ne vous étonnez pas si le ciel du Vallon bourdonne plus bas que d’habitude. Ce n’est pas une invasion, ni un exercice grandeur nature préparant la fin du monde : c’est l’armée suisse qui vient prendre la température, ou plutôt la dose, du territoire. Un hélicoptère va littéralement passer le Vallon aux rayons X, sans qu’aucun cabinet médical ne soit impliqué.

Une ordonnance venue de Berne

L’examen est prescrit par le centre de compétences NBC-DEMUNEX, le service spécialisé de l’armée suisse pour tout ce qui touche aux risques nucléaires, biologiques et chimiques, ainsi qu’au déminage. Chaque année, dans le cadre de l’entraînement de ses spécialistes, ce centre organise une campagne de vols de mesure de la radioactivité, et c’est au tour de votre région d’y passer.

Un bilan à basse altitude

Concrètement, un hélicoptère survolera les secteurs concernés à environ 90 mètres d’altitude, en suivant des lignes parallèles espacées d’environ 250 mètres. À cette hauteur, difficile de faire l’appareil discret : certaines nuisances sonores sont à prévoir, et l’armée le reconnaît elle-même. Bonne nouvelle pour les oreilles sensibles : une pause de midi sera respectée, comme au cabinet.

Le dossier remonte au national

Les données récoltées ne finissent pas dans un tiroir. Elles permettent d’actualiser la situation radiologique du pays et servent de base pour la gestion d’éventuelles situations d’urgence, avant d’être partagées avec les autorités nationales compétentes. Le choix des zones survolées n’a rien d’aléatoire non plus : il tient compte des densités de population et des infrastructures importantes, comme les axes de circulation.

Rendez-vous sous réserve de beau temps

Ces vols n’ont lieu que par bonne visibilité, pour des raisons de sécurité. En cas de mauvais temps entre le 14 et le 18 septembre, ils seront simplement reportés ou annulés.

Le Vallon aura donc son check-up aérien cette semaine. Les résultats resteront confidentiels, mais on peut déjà vous rassurer sur un point : à en juger par les campagnes précédentes, le territoire se porte plutôt bien.

Fête des Fontaines à Môtiers : la soirée en images

Fête des Fontaines 2026 – ©vallon.info

Ce samedi soir, à Môtiers, les rues du village ont résonné de voix d’enfants et de cuivres. La Fête des Fontaines, organisée par l’Écho de Riaux, tenait sa promesse : un rendez-vous populaire placé sous le signe de la musique et de la convivialité, et les photos qui suivent en gardent la trace.

Tout avait commencé dès 18 heures, autour d’un verre ou d’une assiette, le temps que le village se retrouve avant que la soirée ne prenne son élan. À 19h30, ce sont les écoliers qui ont donné le ton en chansons, avant d’entraîner tout le monde dans le traditionnel cortège, portés par la fanfare l’Harmonie.

Un cortège qui a fait vibrer le village

Au fil des rues, les voix des enfants et les airs de la fanfare ont fait résonner Môtiers dans une ambiance familiale, le genre de moment où l’on reconnaît la moitié du cortège et où l’autre moitié le devient en chemin. La soirée s’est prolongée sous la cantine du Parc Girardier, entre boissons et gaufres, pour celles et ceux qui voulaient encore profiter un peu avant de rentrer.

Une belle soirée, à l’image de ce que Môtiers sait faire de mieux : rassembler petits et grands autour d’une fête simple et sans façon. Les images en disent plus long que les mots.

Swiss Women’s Trail à Val-de-Travers : la première a tenu toutes ses promesses

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Image source: vallon.info

Samedi 12 septembre, le ciel n’a pas fait de manières : pas une goutte de pluie, un terrain sec et praticable du départ à l’arrivée. Des conditions idéales pour une première qui n’avait pas droit à l’erreur. Six mois après l’annonce de mars et deux semaines après le rappel du 1ᵉʳ septembre, le Swiss Women’s Trail est enfin devenu une course, avec ses dossards, ses temps et ses classements.

Un plateau presque au complet

L’objectif affiché au lancement, entre 300 et 500 participantes pour cette première édition, a été atteint dans le haut de la fourchette. Au total, 499 coureuses se sont inscrites sur les deux parcours, dont 438 ont rallié l’arrivée : 76 sur le 38 km et 362 sur le 19 km. Un chiffre qui confirme, dès la première tentative, que le pari d’un trail entièrement féminin trouvait son public à Val-de-Travers.

Sur 38 km, l’expérience l’emporte

Sur le tracé long (1400 m D+), c’est Marianne Hogan, dans la catégorie MAF, qui s’impose au scratch en 3h18’03. Beatriz Roman Soriano, chez les SE1F, termine deuxième à 6’11, avant un net trou d’air : la troisième place revient à Caroline Muller, à plus de 37 minutes de la gagnante. Chez les autres catégories, la victoire va à Gabrielle Chedin (EF), Virginie Mercier (JUF), Marie Gainon (SE2F) et à Doriana Casado, ex aequo avec Annabelle Grisel chez les V1F.

Sur 19 km, l’écart se joue à la minute

Le parcours court (750 m D+) a offert un tout autre scénario : une bagarre de tête resserrée jusqu’au bout. Carolyn Schaltegger (EF) s’impose en 1h55’38, devançant Sina Sprecher (MAF) de seulement 1’21. Selin Scherrer (MAF) complète le podium à 5’12. Les autres titres de catégorie reviennent à Nadia Tâche (SE1F), Julia Martin (JUF), Nadia Gagg (SE2F), Anne Defrancesco (V1F) et Emilie Rousseil, première de la toute jeune catégorie CAF.

Il y a une forme de clin d’œil dans ces deux podiums : sur le format long, c’est une masters qui l’emporte devant deux seniors ; sur le format court, c’est l’inverse, une espoir qui résiste aux masters. De quoi donner raison à ce que rappelait déjà le dossier de lancement en mars : plus la distance grandit, plus l’expérience pèse dans la balance.

Deux souffles annoncés début septembre, une première course bouclée sans accroc ce week end : Val-de-Travers peut cocher la case, et déjà regarder vers la suite, entre le club Strava en préparation et une deuxième édition qui aura, cette fois, un précédent à dépasser.

Découvrir les résultats.

Football (2e): À dix contre onze, Val-de-Travers n’a rien lâché jusqu’à la 90e

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Image source: IG @fcvdt

Vingt minutes. C’est tout le temps qu’aura tenu le plan de match du FC Val-de-Travers samedi soir au Jeanneret. Réduit à dix dès le premier quart d’heure passé, mené au score avant la pause, Val-de-Travers aura pourtant fait douter Le Locle jusqu’au bout, avec un but à la 90e qui a relancé le suspense in extremis. Score final : défaite 2:1, mais un scénario qui vaut le détour.

L’expulsion qui change tout

Vingtième minute : carton rouge pour Julien Descombes, joueur et coentraîneur du club, exclu du terrain. Une décision qui rebat aussitôt les cartes et oblige Val-de-Travers à jouer en infériorité numérique pour près de septante minutes, une éternité à ce niveau de jeu. Dix-huit minutes plus tard, la sanction tombe : un but contre son camp de Kylian Teixeira, à la 38e, laisse Le Locle mener 1:0 à la pause.

Val-de-Travers tient le choc

En seconde période, la partie tourne en siège. À dix contre onze, Val-de-Travers ferme les espaces et fait le dos rond, sans céder de terrain supplémentaire pendant plus d’une demi heure. Le Locle patiente, fait tourner ses lignes, et finit par trouver la faille : entré en jeu à la 75e, Jonathan Santos Serralva inscrit le 2:0 à la 79e minute. La messe semble dite.

Boutaleb relance tout, trop tard

Sauf que le scénario n’est pas terminé. À la 90e minute, Walid Boutaleb réduit l’écart et redonne un peu de piquant à la fin de match. Le score en reste là : 2:1 pour Le Locle, au terme d’une rencontre de 2e ligue, groupe 1, disputée le 12 septembre au stade du Jeanneret.

Une expulsion précoce, un but contre son camp, et malgré tout un dernier coup de force à la 90e : ce genre de match à dix contre onze en dit souvent plus long sur un groupe qu’une victoire tranquille. À voir si Val-de-Travers saura transformer cette combativité en points lors de la prochaine échéance.

Lettre ouverte – Ventes au profit de Pro-Junior

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Vente de thé par Pro Junior à escpaceVal. – Photo: © vallon.info

Durant le mois de juin, Pro Junior Val-de-Travers a organisé en collaboration avec des commerces partenaires du Vallon une vente de thé aux fruits Tropicool. Nous voulons remercier chaleureusement les commerçants qui ont eu la gentillesse de participer à cette action qui a permis de récolter un bénéfice de près de 300 francs.

Cet automne, ce seront les élèves et les enseignant·e·s des classes du cycle 2 qui participeront à la vente au profit de notre association. Merci de leur réserver un bon accueil et merci à eux pour leur engagement.

Le bénéfice des ventes est utilisé pour aider ponctuellement des jeunes du Val-de-Travers ayant besoin d’une aide financière directe et discrète, en lien avec diverses nécessités (cotisations, achats de fournitures, de vêtements, etc.).

Nous remercions infiniment tous ceux qui nous soutiennent en permettant ces ventes solidaires.

Pro-Junior Val-de-Travers

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Art Môtiers 2026 : plus qu’une semaine avant le week-end de finissage

AM26 Grand parcours © AM26 (1)

Il reste un peu plus d’une semaine pour arpenter Art Môtiers 2026. Passé ce délai, place à un tout autre programme : un grand week-end de finissage, les 19 et 20 septembre au Parc Girardier, où l’exposition compte bien tirer sa révérence en musique et en lumière. 

D’ici là, chaque partenaire y va de son numéro pour profiter des derniers jours : ateliers et visites insolites au Musée des Mascarons, ouverture exceptionnelle des Musées de la Grange et du Manège, lancement de la saison d’automne du Club 44 à Môtiers, derniers AfterWalk à la Maison de l’Absinthe.

Une dernière semaine de rappels avant le rideau

Trop tôt pour tirer un bilan, dit-on du côté d’Art Môtiers. Mais la neuvième édition n’a visiblement manqué ni de public ni de souffle : la fréquentation dépasse les attentes, les visiteurs affluent de tout le pays, et les sourires, à en croire les organisateurs, se comptent aussi bien chez les curieux de passage que chez les habitués du Vallon. De quoi profiter de cette dernière semaine pour revoir une œuvre, ou découvrir celle qu’on avait loupée en juillet, avant que le rideau ne tombe pour de bon.

Samedi, la scène chauffe côté jeunesse

Le 19 septembre, place à la Garden Party, organisée avec le groupement de jeunesse régional JEX. Dès 15h et jusqu’au soir, le Parc Girardier troque un instant son air de galerie à ciel ouvert contre celui d’une fête de quartier : château gonflable et animations pour les enfants, tournoi de baby-foot à 16h30, musique d’ambiance, bar à cocktails, crêperie, et un DJ set signé JEX pour clore la soirée dès 20h30.

Dimanche, la révérence

Le 20 septembre, l’exposition referme définitivement ses portes, mais pas sans un dernier tour de piste. Dès 14h, plusieurs artistes seront encore devant leurs œuvres pour échanger une dernière fois avec le public. La partie officielle démarre à 17h30, suivie à 18h d’un apéritif offert à toute la population, puis, dès 19h, d’une petite restauration signée Goût & Région. La soirée, organisée en partenariat avec Trouble A, enchaîne ensuite les registres : concert de RAW à 20h, performance lumineuse et sonore de Lumen Création à 21h30, second concert avec le trio FRER à 22h, et DJ Rino qui prend le relais dès 23h30 pour prolonger la fête.

Jusqu’au 20 septembre, l’exposition reste visible du mardi au dimanche, de 9h15 à 18h (fermée le lundi) : il reste donc à peine plus d’une semaine pour en profiter avant le grand week-end de clôture.

Le vrai finissage d’Art Môtiers, ce n’est pas tant la fermeture d’une exposition que celle d’une saison entière de rencontres à Môtiers, entre œuvres, artistes et un public venu de tous horizons pour, une dernière fois, applaudir.

À Fleurier, un conteneur pour ressentir l’anxiété autrement

Image source: Pro Junior Arc jurassien

Après avoir arpenté l’espace public, Immersia entre dans les salles de classe. 

Depuis 2017, le programme Appel d’air sensibilise les 12 à 25 ans de l’Arc jurassien à la santé mentale. Sa dernière création, un conteneur de 15 m² où l’on ressent physiquement ce que peut être l’anxiété, avait déjà convaincu 710 visiteurs en 2025. Cette année, ce sont les écoles qui l’accueillent en priorité, avec un détour toujours possible pour le grand public, deux samedis, à Fleurier.

Un conteneur pour ressentir ce que les mots peinent à dire

Immersia, c’est un espace clos de 15 m² où miroirs, lumières et créations sonores plongent le visiteur au cœur de ce que ressent une personne en proie à l’anxiété. Le dispositif a été conçu par des étudiants de l’Académie de Meuron, en collaboration avec Mouvement Studio, un collectif de jeunes de 16 à 25 ans, et des experts de la santé mentale. L’objectif n’est pas de faire un cours sur l’anxiété, mais de la faire ressentir, pour créer de l’empathie, briser les tabous, et donner à celles et ceux qui en ont besoin l’élan pour chercher de l’aide.

L’école, nouveau terrain d’action

En 2026, Immersia change de public prioritaire. Après une première tournée dans l’espace public, l’installation répond désormais aux sollicitations des écoles de plusieurs communes. Les classes bénéficient d’un dispositif complet, la visite du conteneur encadrée d’un atelier de sensibilisation participatif, revu et renforcé pour cette édition, adapté aux différents profils des élèves. Les visites scolaires ont lieu en semaine. Le week-end, l’installation reste ouverte au public, gratuitement et dès 12 ans, à la Place de Longereuse à Fleurier, les samedis 26 septembre et 3 octobre, de 13h00 à 17h00.

Des chiffres qui donnent le ton

En 2025, 710 personnes ont traversé le conteneur. Près de 70% d’entre elles ont rapporté avoir ressenti une émotion ou s’être reconnues dans le message transmis, un score qui a convaincu écoles, collectivités et professionnels de la santé de la pertinence de la démarche. Ces retours font écho à une réalité qui dépasse largement Val-de-Travers : en Suisse, près de 210’000 jeunes de 15 à 24 ans présentaient des symptômes modérés à sévères d’un trouble anxieux en 2022, selon l’Observatoire suisse de la santé. Depuis 2017, Appel d’air sensibilise les 12 à 25 ans des cantons de Neuchâtel, du Jura et du Jura bernois, en les orientant vers les ressources d’aide de la région.

Une porte qui reste ouverte

Un conteneur ne remplace pas un accompagnement, mais il peut ouvrir une porte, celle d’en parler autrement, par le ressenti plutôt que par le discours. À Fleurier, cette porte s’ouvrira deux samedis, pour qui veut la franchir. Le programme complet de la tournée, ainsi que les éventuels avis d’annulation en cas de mauvais temps, est disponible sur proju-arc.ch/immersia-bus-appel-dair-2026.