Treize nouveaux sapeurs-pompiers incorporés au SDIS du Val-de-Travers

Image source: Commune de Val-de-Travers

Le service de défense incendie et de secours du Val-de-Travers (SDIS) a officialisé l’incorporation de treize nouveaux sapeurs-pompiers lors d’une cérémonie organisée samedi 4 juillet à Fleurier. La journée a également permis de nommer quatre remplaçants de chef de section.

Une matinée de formation complémentaire

La matinée du 4 juillet s’est déroulée en deux temps. Les aspirantes et aspirants ont d’abord suivi un exercice d’extinction sur feux réels au plateau technique de l’Etablissement cantonal d’assurance et de prévention (ECAP) à Couvet. Ils se sont ensuite rendus au hangar du SDIS à Fleurier pour se familiariser avec le matériel spécifique à la région du Val-de-Travers.

Cette journée a marqué la fin de la formation de base entamée en début d’année par treize recrues : Lorine Afonso de Oliveira, Julien Biolay, Alain Bliggenstorfer, Arnaldo Borges Pereira, Gaël Burnier, Francis Cingolani, Michael Droz-dit-Busset, Wendy Fragnière, Allan Geiser, Michael Huguenin-Bergenat, Samuel Luque, Steve Petitpierre et Lorine Schläppi. Les nouveaux sapeurs-pompiers ont ensuite reçu des informations sur la gestion des alarmes et sur leur comportement en intervention, avant d’être intégrés dans les groupes d’alarme du SDIS.

Quatre nouveaux remplaçants de chef de section

La cérémonie a aussi été l’occasion de nommer quatre remplaçants de chef de section. Mathieu Conrath rejoint le détachement de premier secours 3 (DPS) des Verrières, tandis que Robert Schorderet, Quentin Goncerut et Sylvain Flury complètent l’encadrement du DPS 2 de Couvet.

Alexandre Iseppi, représentant du Conseil communal de Val-de-Travers et remplaçant du chef de dicastère de l’administration, de l’économie et de la protection de la population, ainsi que Daniel Galster, président de la Commune des Verrières, ont pris part à la visite de la matinée au plateau technique ECAP de La Presta et ont participé aux nominations.

Un engagement salué par les autorités

Le Conseil communal de Val-de-Travers et l’État-major du SDIS ont chaleureusement félicité l’ensemble de ces personnes pour leur engagement citoyen et leur dévouement au service de la collectivité publique vallonnière. Ces incorporations viennent renforcer les effectifs du service de défense incendie et de secours, appelé à intervenir sur l’ensemble du territoire du Val-de-Travers.

Le sentier des Gorges de la Poëta-Raisse rouvre au Val-de-Travers

Vue des Gorges de la Poëta-Raisse, Môtiers, Val-de-Travers, canton de Neuchâtel
Gorges de la Poëta-Raisse – Crédit photo: Nicolas GANDER

Le sentier des Gorges de la Poëta-Raisse est de nouveau accessible dans son intégralité depuis ce jeudi 9 juillet 2026. La Société des Gorges de la Poëta-Raisse annonce une réouverture avec deux jours d’avance sur le calendrier initialement prévu.

Des travaux d’abattage menés par une entreprise spécialisée

Cette réouverture fait suite à d’importants travaux d’abattage d’arbres, jugés nécessaires pour la sécurité du parcours. Les opérations, particulièrement délicates en raison de la configuration du terrain, ont été confiées à une entreprise spécialisée dans les travaux acrobatiques. La Société des Gorges salue le professionnalisme et l’efficacité de cette intervention.

Un chantier pas encore totalement achevé

Si le sentier est désormais praticable, les randonneurs qui s’y aventurent constateront que les lieux portent encore les traces du chantier. Une partie du bois abattu demeure en effet sur place, dans la rivière et à ses abords. Des panneaux explicatifs ont été installés sur le parcours pour informer les usagers de cette situation temporaire.

Une seconde phase de travaux prévue en automne

L’évacuation complète des bois sera réalisée lors d’une deuxième phase, à l’aide d’un hélicoptère. Cette opération est planifiée en arrière-saison, entre fin octobre et début novembre. Ce calendrier vise à préserver la tranquillité de la faune et de la flore durant l’été, tout en permettant l’organisation du dispositif logistique nécessaire à ce type d’intervention. Une fois ces travaux terminés, le site sera remis dans un état aussi naturel que possible.

Le Val-de-Travers retrouve l’un de ses sites naturels emblématiques

Les Gorges de la Poëta-Raisse comptent parmi les sites naturels les plus prisés du Val-de-Travers. Leur réouverture permet aux amateurs de randonnée de profiter à nouveau de ce parcours au cœur d’un patrimoine paysager préservé. La Société des Gorges remercie les usagers pour leur compréhension face à ces travaux de sécurisation, et leur souhaite de belles balades dans les gorges et leurs environs.

Pour préparer votre visite, l’accès, la difficulté et les points d’intérêt du parcours, consultez notre guide complet des Gorges de la Poëta-Raisse.

Sécheresse : le canton autorise des mesures d’urgence pour les agriculteurs du Val-de-Travers

Face à la canicule et à la sécheresse qui touchent l’ensemble du territoire suisse, le canton de Neuchâtel a annoncé le 9 juillet 2026 une série de dérogations agricoles exceptionnelles. Une décision qui concerne directement les exploitants du Val-de-Travers, où les prairies et pâturages souffrent eux aussi du manque d’eau.

Un été particulièrement sec qui inquiète les autorités

Les fortes chaleurs et le déficit de précipitations de ces dernières semaines mettent sous pression l’agriculture neuchâteloise. Face à cette situation, le Département du développement territorial et de l’environnement (DDTE) a décidé d’assouplir sans délai plusieurs règles habituellement en vigueur, afin de soulager les exploitations les plus touchées, y compris celles installées sur les hauts du Vallon.

Concrètement, l’État autorise désormais la pâture des prairies extensives et peu intensives, des bordures tampons attenantes aux haies, ainsi que des prairies riveraines. Les surfaces sous contrat LPN et les 10% non fauchés dans les surfaces en réseau écologique restent en revanche protégés jusqu’au 1er septembre, tout comme les zones inscrites dans un inventaire naturel, à l’image des hauts-marais ou des pâturages secs que compte aussi la région.

Une avance rendue possible sans nuire à la biodiversité

Selon le canton, l’année précoce a permis aux espèces végétales de ces surfaces de promotion de la biodiversité d’achever leur cycle reproducteur plus tôt que d’habitude. L’avancement de la date de pâture ne devrait donc pas nuire à la richesse floristique des prairies concernées. Cette dérogation permettra surtout aux éleveurs de nourrir leur bétail sans devoir acheter du fourrage supplémentaire, une charge qui pèse lourd en période de sécheresse.

La fauche anticipée des prairies extensives et peu intensives est également rendue possible dès à présent dans les zones de montagne III et IV, une classification qui concerne une partie des alpages et pâturages du Val-de-Travers.

Un soutien pour les exploitations d’estivage

Les exploitations d’estivage, nombreuses dans les zones d’altitude de la région, peuvent désormais être approvisionnées en fourrage grossier (foin, regain, ensilage) pour compenser la mauvaise repousse de l’herbe et éviter une désalpe anticipée. Chaque apport devra toutefois être consigné dans le journal d’apports des aliments.

Le canton supprime aussi l’exigence de 70% de matière sèche d’affouragement par la pâture pour les contributions de mise au pâturage et de sorties régulières en plein air (SRPA). Les animaux devront néanmoins continuer à bénéficier d’au moins 26 jours de sortie par mois, que ce soit au pâturage ou dans l’aire d’exercice.

Enfin, les exploitations d’estivage contraintes à une désalpe prématurée en raison du manque de fourrage ne subiront aucune pénalité sur leurs primes d’estivage.

Des mesures applicables immédiatement

Ces dérogations entrent en vigueur avec effet immédiat et resteront valables tant que durera la situation exceptionnelle. Pour les agriculteurs du Vallon, dont plusieurs exploitations d’estivage sont installées sur les hauteurs de Buttes, des Bayards ou de La Côte-aux-Fées, ces assouplissements devraient permettre de traverser l’été sans devoir réduire prématurément leur cheptel.

Les Bayards : le parcours Vita sera démonté cet été

Image by M W from Pixabay

Le parcours Vita des Bayards, dans le Val-de-Travers, est arrivé en fin de vie. La commune a décidé de le démonter durant l’été 2026, plutôt que d’investir plus de 40’000 francs dans une remise à niveau jugée disproportionnée par rapport à son utilisation actuelle.

Le parcours Vita installé aux Bayards ne sera pas rénové. Selon la commune de Val-de-Travers, une remise à niveau complète de l’installation avait été évaluée, mais l’investissement nécessaire, supérieur à 40’000 francs, n’était pas adapté aux retours reçus sur sa fréquentation. La décision a donc été prise de démonter l’infrastructure dans le courant de l’été.

Une réflexion pour l’avenir

Ce démontage n’est pas une fin en soi. Il ouvre la voie à une réflexion sur de nouveaux aménagements, potentiellement installés plus près du village des Bayards. Un projet en ce sens sera étudié par la commune dans les mois à venir. Aucune date ni localisation précise n’a encore été communiquée.

Des alternatives sportives dans la région

Les habitants du Val-de-Travers ne manquent pas d’options pour l’exercice en extérieur. Un parcours Vita reste en place entre Buttes et Fleurier, ainsi qu’un autre à Plancemont. La commune met aussi en avant trois parcours mesurés « Helsana trail », adaptés à la course à pied, à la randonnée ou au walking, au départ d’espaceVAL à Couvet, pour des distances de 3, 7 et 13 km.

Informations pratiques

Pour varier les plaisirs, les sites www.neuchallenge.ch et www.neuchtraining.ch recensent plusieurs itinéraires à parcourir à pied ou à vélo dans la région, en complément des infrastructures communales.

Le Val-de-Travers conserve ainsi un maillage dense de parcours sportifs, même si l’offre aux Bayards se réinvente pour l’instant sous une nouvelle forme, encore à définir.

Canicule : le Val-de-Travers appelé à veiller sur ses aînés isolés

Image by Sascha Kircher from Pixabay

Le canton de Neuchâtel affronte une canicule de degré 3 du mardi 7 au lundi 13 juillet, avec des pointes à 35 degrés. Les autorités sanitaires cantonales appellent la population, y compris à Val-de-Travers, à prendre régulièrement des nouvelles des personnes âgées vivant seules.

MétéoSuisse a annoncé ce mardi 7 juillet 2026 un préavis d’alerte canicule de degré 3, valable jusqu’au lundi 13 juillet au moins pour les régions situées en dessous de 800 mètres d’altitude. Des températures maximales entre 31 et 35 degrés sont attendues en journée, tandis que les nuits n’apporteront guère de répit, avec des minimales comprises entre 15 et 23 degrés.

Une bonne partie du Val-de-Travers, en particulier les villages de fond de vallée comme Fleurier, Couvet, Travers ou Môtiers, se situe sous ce seuil d’altitude et sera donc directement concernée par cet épisode de forte chaleur.

Un facteur de risque : l’isolement social

Les données préliminaires du Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe) montrent que la majorité des patients hospitalisés lors du dernier épisode caniculaire souffraient de déshydratation. Ces personnes avaient pour la plupart plus de 85 ans et vivaient seules à domicile.

L’isolement social apparaît ainsi comme un facteur aggravant majeur, qui renforce la vulnérabilité physique face aux fortes chaleurs. Les autorités sanitaires cantonales invitent donc l’ensemble de la population à porter une attention particulière aux aînés isolés de leur voisinage, y compris dans les villages du Vallon.

Comment agir concrètement

Une brève visite ou un simple appel téléphonique peuvent faire toute la différence pour une personne âgée isolée. Lors de ce contact, deux points méritent une attention particulière.

Il convient d’abord de vérifier l’hydratation : s’assurer que la personne boit régulièrement et suffisamment, même en l’absence de sensation de soif. Il faut ensuite être attentif à l’état de conscience, en vérifiant qu’aucun signe de confusion ou d’altération de la lucidité n’apparaît.

En cas de doute ou de dégradation constatée de l’état de santé, il est recommandé de contacter sans tarder le médecin traitant. En cas d’urgence vitale avérée, il faut composer immédiatement le numéro d’urgence 144.

Informations pratiques

Pour plus de conseils de prévention face à la canicule, la population peut consulter le portail cantonal www.ne.ch/canicule.

Alors que le Vallon entre dans une semaine de forte chaleur, ce geste de solidarité de voisinage, un coup de fil, une visite, un verre d’eau partagé, peut littéralement sauver une vie.

Mondial 2026 : la police cadre les célébrations

Coupe du monde 2026: célébrer avec responsabilité à Val-de-Travers. – Illustration générée par IA (Gemini).

À l’approche des matchs à élimination directe de la Coupe du monde 2026, la police neuchâteloise appelle les habitants du Val-de-Travers et de tout le canton à célébrer dans le respect des règles. Une tolérance limitée à soixante minutes sera accordée après les matchs, mais tapage nocturne, comportements dangereux et pyrotechnie seront sanctionnés.

À mesure que la Coupe du monde de football entre dans sa phase décisive, les célébrations se multiplient dans les rues du canton de Neuchâtel, y compris dans les villages du Val-de-Travers. La police neuchâteloise rappelle toutefois que cet événement n’intéresse pas toute la population. Nombreuses sont les personnes qui travaillent, assurent des services essentiels ou souhaitent simplement se reposer. Leur tranquillité doit être respectée.

Une tolérance encadrée après les matchs

À l’issue des rencontres, des cortèges de véhicules accompagnés de coups de klaxon pourraient se former dans les centres urbains. Pour les matchs disputés à des horaires compatibles avec la tranquillité publique, et à condition de ne pas perturber excessivement la circulation, ces rassemblements seront tolérés durant soixante minutes maximum après le coup de sifflet final. La police pourra dévier le trafic si nécessaire.

Cette tolérance ne s’applique en revanche jamais aux comportements dangereux. Excès de vitesse, non-respect des feux ou des priorités, mise en danger des piétons et des autres usagers de la route feront l’objet de dénonciations immédiates.

Après minuit, tolérance zéro

Passé le délai d’une heure, les nuisances sonores, notamment l’usage abusif des klaxons, ne seront plus tolérées. Après minuit, le respect du repos nocturne sera exigé et les interventions de police seront systématiques en cas de perturbations.

La police rappelle enfin que l’utilisation de feux d’artifice et d’engins pyrotechniques reste strictement interdite en tout temps. Leur usage met en danger la sécurité des personnes et peut provoquer des incendies. Les contrevenants seront identifiés et dénoncés pénalement.

Un appel à la responsabilité

La police neuchâteloise invite chacune et chacun à célébrer les résultats sportifs avec enthousiasme, mais aussi avec responsabilité.

Le taux de chômage se stabilise au mois de juin

Image d’illustration

Au mois de juin 2026, le nombre de chômeurs-euses diminue légèrement (-73) pour atteindre 3’851 personnes. En parallèle, une légère augmentation du nombre de demandeurs-euses d’emploi (+8) est relevée, avec un effectif qui atteint désormais 6’175 personnes.

Malgré cette légère baisse des effectifs, le taux de chômage cantonal se maintient à 4.3%, un niveau inchangé par rapport au mois précédent. Au niveau romand, une baisse de 0.1 pt est enregistrée avec un taux se fixant à 4.1%. Au niveau national, le taux de chômage diminue également de 0.1 pt pour s’établir à 2.9%.

Une évolution différenciée est constatée selon les tranches d’âge. Des diminutions du nombre de chômeurs-euses dans le canton sont observées chez les jeunes de moins de 25 ans (-48) ainsi que chez les personnes âgées de 25 à 49 ans (-49). Au contraire, les plus de 50 ans (+24) voient leur effectif augmenter au mois de juin. Ainsi, le taux de chômage des jeunes diminue de 0.5 pt à 4.1% tandis que celui des seniors progresse de 0.1 pt à 4.0%.

Des baisses du nombre de chômeurs-euses sont constatées pour certains secteurs économiques, tels ceux des autres activités manufacturières (-20), de l’horlogerie (-19), de la construction (-17) et de l’hébergement et restauration (-14). À l’inverse, le secteur du commerce de gros et réparation d’autos et motos enregistre une hausse (+13) par rapport au mois précédent.

Si les effectifs de chômeurs-euses continuent de reculer légèrement, notamment dans les secteurs saisonniers, on observe néanmoins une stabilisation du taux de chômage cantonal au mois de juin.

Situation à Val-de-Travers

  • Taux de chômage: 3,7%
  • Chômeurs: 213
  • Demandeurs d’emploi: 322

La version interactive de ces statistiques est disponible sous www.ne.ch/StatChomage

Fermeture nocturne du giratoire du Pont-de-la-Roche le 10 juillet

Image d'illustration travaux
Les travaux de revêtement routier se dérouleront durant la nuit du 10 au 11 juillet 2026. Une déviation est prévue pour Saint-Sulpice. / Illustration générée par IA (Gemini).

Le Service des ponts et chaussées du canton de Neuchâtel annonce la fermeture totale du giratoire du Pont-de-la-Roche dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 juillet 2026, le temps de poser une nouvelle couche de roulement sur la chaussée.

Des travaux programmés de nuit

Les travaux se dérouleront du vendredi 10 juillet 2026 à 16h40 au samedi 11 juillet 2026 à 5h00. Durant cette fenêtre, la voie descendant des Verrières en direction de Fleurier sera totalement fermée à la circulation au niveau du giratoire du Pont-de-la-Roche. La jonction permettant de rejoindre le village de Saint-Sulpice sera elle aussi coupée.

Une déviation mise en place pour Saint-Sulpice

Pour les habitantes et habitants de Saint-Sulpice, une déviation à sens unique sera organisée durant toute la durée du chantier. L’accès au village se fera par Le Haut-de-la-Tour, via la route du Vauseyon. La sortie du village s’effectuera quant à elle par la rue de la Foule, également en sens unique.

Le Service des ponts et chaussées remercie d’ores et déjà les riveraines et riverains de leur compréhension face aux désagréments occasionnés par ce chantier.

Les automobilistes empruntant régulièrement cet axe sont invités à anticiper leurs déplacements durant la nuit du 10 au 11 juillet, notamment pour l’accès à Saint-Sulpice.

Escroqueries aux faux policiers : la police mobilisée

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Depuis 2022, plus de 5’000 personnes ont été victimes en Suisse romande d’escroqueries aux faux policiers, pour un préjudice dépassant 18 millions de francs. Les polices cantonales romandes et l’Office fédéral de la police (fedpol) unissent leurs forces pour démanteler ces réseaux criminels, un phénomène qui concerne aussi les habitants du Val-de-Travers.

Le mode opératoire est bien rodé. Un commanditaire contacte par téléphone des personnes âgées, se faisant passer pour un policier ou un banquier. Sous prétexte de vérifications liées à des manipulations frauduleuses sur leur compte, il envoie ensuite un complice au domicile de la victime. Celui-ci réclame carte bancaire, argent liquide ou bijoux, avant de disparaître. L’escroquerie repose avant tout sur la pression psychologique : la victime est placée dans un climat d’urgence et de peur qui l’empêche de réfléchir ou de vérifier les informations.

Une coordination renforcée entre polices romandes

Selon les enquêtes menées jusqu’ici, ces réseaux criminels organisés agissent principalement depuis la France. Face à l’ampleur du phénomène, la Conférence latine des chefs de police judiciaire a lancé en février dernier une opération conjointe, en étroite collaboration avec fedpol. L’objectif est triple : mutualiser les enquêtes visant les commanditaires, entraver et dissuader les complices actifs sur le sol suisse, et intensifier la prévention auprès de la population.

Des « coursiers » recrutés sur les réseaux sociaux

Pour récupérer le butin en Suisse, les réseaux criminels recrutent des « coursiers », le plus souvent de jeunes adultes originaires de France ou de Suisse romande. Attirés par des promesses d’argent facile et rapide diffusées sur les réseaux sociaux, ils découvrent une réalité bien plus cynique : simples exécutants interchangeables, payés bien moins que promis, ils doivent parfois livrer leurs propres données personnelles aux commanditaires. Certains subissent des menaces ou des violences, voire sont dénoncés à la police par leurs propres commanditaires en cas de résultats jugés insuffisants.

Les polices romandes rappellent que ces coursiers portent une responsabilité pénale pleine et entière dans des infractions ciblant des victimes vulnérables. Ils s’exposent à la détention préventive et à une inscription au casier judiciaire, le taux d’identification étant élevé.

Les réflexes de prévention à connaître

Les autorités rappellent les conseils suivants, valables aussi pour les habitants du Val-de-Travers :

  • Raccrochez immédiatement si un interlocuteur exerce une pression au téléphone.
  • Ne remettez jamais d’argent liquide, de cartes bancaires ou de bijoux à des inconnus, même s’ils se présentent comme des policiers.
  • Ne laissez aucun inconnu pénétrer dans votre domicile.
  • Ne communiquez jamais vos mots de passe ou coordonnées bancaires à des tiers.
  • Parlez de ce phénomène à votre entourage et sensibilisez vos aînés.
  • En cas de doute ou de sollicitation suspecte, composez le 117.

L’opération intercantonale est dirigée par le Com div Simon Baechler, chef de la police judiciaire neuchâteloise. Les habitants du Val-de-Travers, où résident de nombreuses personnes âgées potentiellement ciblées par ce type d’arnaque, sont invités à relayer ces recommandations auprès de leurs proches.

Deux-roues : les accidents grimpent en flèche, le Val-de-Travers concerné

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Le canton de Neuchâtel enregistre une hausse préoccupante des accidents de la route en juin 2026, avec une nette augmentation des sinistres impliquant des deux-roues. La police neuchâteloise appelle à la vigilance, une problématique qui touche aussi les routes du Val-de-Travers.

Entre le 13 et le 23 juin 2026, la police neuchâteloise a dressé le bilan de l’accidentalité sur le territoire cantonal. Résultat : 69 accidents ont été enregistrés, faisant 35 blessés, contre 49 accidents et 23 blessés sur la même période en 2025. Cela représente une augmentation de 41% du nombre d’accidents. Parmi eux, 23 impliquaient des conducteurs de deux-roues, contre 15 l’année précédente. Le détail : 12 motos, 5 scooters, 5 cycles et 1 trottinette électrique sont concernés par des accidents avec blessés.

Un accident à Boveresse illustre la tendance

Le Vallon n’est pas épargné par cette statistique. Le 20 juin 2026, une moto a percuté l’arrière d’une voiture à la hauteur de la piscine des Combes, sur la route reliant Fleurier à Couvet, à Boveresse. Le motocycliste a été blessé et évacué par hélicoptère vers un centre hospitalier. La route avait dû être temporairement fermée en direction de Couvet le temps de l’intervention des secours. Cet accident, survenu en pleine période de référence du bilan cantonal, illustre concrètement la hausse constatée par la police. 

Des causes récurrentes

L’analyse des accidents cantonaux met en évidence plusieurs facteurs qui reviennent régulièrement. La vitesse mal adaptée aux conditions de la route, notamment dans les virages et sur chaussée dégradée ou humide, provoque de nombreuses chutes. L’inattention, aussi bien chez les automobilistes que chez les motocyclistes et cyclistes, joue un rôle déterminant dans la majorité des cas. Le non-respect des priorités et des distances de sécurité insuffisantes s’ajoutent à ce tableau, tout comme des obstacles ponctuels sur la chaussée — graviers, foin ou revêtement irrégulier — qui ont causé plusieurs pertes de maîtrise.

La police renforce ses contrôles

Face à cette évolution, la police neuchâteloise va intensifier ses contrôles routiers et augmenter sa présence sur les axes les plus exposés du canton. Elle rappelle que les usagers de deux-roues comptent parmi les plus vulnérables sur la route et invite chaque conducteur, qu’il soit au volant d’une voiture ou aux commandes d’un deux-roues, à adopter une conduite responsable : adapter sa vitesse, respecter les priorités, garder ses distances et rester attentif à son environnement.

Vigilance de mise aussi sur les routes du Vallon

Avec ses nombreux axes sinueux reliant les villages du Val-de-Travers, la région n’échappe pas à cette exigence de prudence. L’accident de Boveresse rappelle que la vigilance concerne chaque usager de la route, été comme hiver.