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Roadmovie projette Les Chasseresses aux Verrières le 2 novembre

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© Roadmovie / Foto Ruedi Flück

On connaît Les Verrières comme un village où l’on passe : la route file vers la France, les frontaliers vont et viennent, et l’histoire y a même vu défiler toute une armée. Le lundi 2 novembre, c’est un bus qui s’y arrêtera, et pas pour faire le plein. Roadmovie, le cinéma itinérant qui sillonne la Suisse chaque automne, plantera son écran à la Salle des Spectacles des Verrières, à Val-de-Travers, pour y projeter le documentaire Les Chasseresses, en présence de l’une de ses réalisatrices. Pour une fois, on ne traverse pas le village : on s’y installe, et on éteint la lumière.

Un bus chargé de cinéma depuis 2003

Le principe n’a pas changé depuis plus de vingt ans. Chaque automne depuis 2003, l’équipe de Roadmovie charge son bus et part pendant deux mois à la rencontre des communes de tout le pays. À chaque étape, le même petit miracle : une salle polyvalente ou une salle de gymnastique se transforme en véritable salle de cinéma, le temps d’une journée. L’objectif est de faire découvrir le cinéma suisse aux enfants, aux jeunes et aux adultes, là où l’on n’a pas forcément un grand écran au coin de la rue. Autant dire que le Vallon coche toutes les cases.

© Roadmovie / Foto Tom Wüthrich

L’après-midi, les écoliers montent à bord

La journée commence avec les élèves de l’école primaire, invités à un véritable voyage dans le temps. Du zootrope à la réalité virtuelle, en passant par le stop motion, les enfants remontent l’histoire des images animées aux côtés de l’équipe de modération de Roadmovie, et découvrent les coulisses de la magie du cinéma. La programmation se compose uniquement de courts métrages suisses sans dialogues : une manière astucieuse de proposer la même animation partout, des rives du Léman aux Grisons en passant par les vallées tessinoises. Aux Verrières comme ailleurs, pas besoin de traduction pour avoir les yeux qui brillent.

Le soir, cap sur la forêt avec Les Chasseresses

Place ensuite aux adultes. Pour sa Tournée 2026, Roadmovie propose aux communes une sélection de films suisses contemporains qui s’emparent de questions de société : le devoir de mémoire dans la comédie La Cache de Lionel Baier, le sujet du viol dans le drame historique À bras-le-corps de Marie-Elsa Sgualdo, ou encore la place des femmes dans le milieu de la chasse avec Les Chasseresses.

C’est ce dernier qui sera projeté aux Verrières, à l’invitation de la commune. Signé par les réalisatrices suisses Christelle Jornod et Amélie Bargetzi, le documentaire suit des femmes dans un univers longtemps resté une affaire d’hommes. Un sujet qui ne devrait pas laisser indifférent dans un vallon où les forêts et la chasse font partie du paysage. Rendez-vous à la Salle des Spectacles : les portes ouvriront à 19h30, de quoi passer d’abord par le ciné-bar tenu par le Syndicat d’initiative des Verrières, avant le début de la séance à 20h30. Et la soirée ne s’arrêtera pas au générique : Amélie Bargetzi sera présente pour emmener le public dans les coulisses d’un tournage au cœur des forêts alpines. De quoi prolonger la séance par ce que Roadmovie revendique comme l’essence même du cinéma : une expérience collective, qui fait rire, questionne, parfois dérange, et donne surtout envie d’en parler.

Dans le rétroviseur, les archives du village

Dernière escale du programme, et non des moindres : la RTS ouvre à nouveau son coffre aux trésors numériques. Lors des soirées Roadmovie, le public est invité à (re)découvrir des extraits surprenants de l’histoire audiovisuelle de sa propre commune. Les clips seront ensuite publiés sur le site des archives de la RTS. Qui sait quels visages familiers, quelles rues d’autrefois apparaîtront à l’écran ce soir là ?

Une collecte sera organisée en faveur de Roadmovie, pour que le bus puisse continuer à faire halte dans les villages. Le programme complet de la tournée, les films et les invités sont à retrouver sur le site de Roadmovie.

Le lendemain, le bus reprendra la route vers une autre commune. Mais Les Verrières, village de passage par excellence, auront vécu quelque chose de rare : pour une soirée, ce n’est pas le monde qui défile devant le village. C’est le village qui fait son cinéma.

Portes ouvertes de la culture : vingt rendez-vous à Val-de-Travers les 31 octobre et 1er novembre

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Il y a ces lieux devant lesquels on passe chaque semaine sans jamais en pousser la porte. Le dépôt d’un sculpteur à Couvet, la remise des trains historiques à Fleurier, l’atelier d’une céramiste à Môtiers. Les 31 octobre et 1er novembre, la sixième édition des portes ouvertes de la culture les ouvre en grand, une vingtaine de lieux à la fois, et la plupart du temps gratuitement.

Vingt rendez-vous, et presque tous gratuits

Le programme aligne vingt activités pensées pour tout le monde, et tout particulièrement pour les familles. Visites libres, visites commentées, visites franchement déjantées, brunch, ateliers créatifs, séances de cinéma, conférences, dégustations, démonstrations de savoir-faire, trajets en trains historiques et même une fête d’Halloween : chaque partenaire culturel a choisi ce qu’il voulait proposer et, sauf mention contraire, l’accès est gratuit ou au chapeau. Tous les rendez-vous, avec lieux et horaires, sont à retrouver dans l’agenda de vallon.info. De quoi composer votre propre parcours, porte après porte.

EspaceVAL, la porte que tout le monde connaît, a 25 ans

Commençons par celle que tout le Vallon a déjà franchie. espaceVAL, à Couvet, souffle cette année sa 25e bougie. Le samedi, de 10 heures à 17 heures, le bâtiment devenu à la fois emblématique et incontournable ouvre ses portes avec une exposition des œuvres d’art acquises par la commune de Val-de-Travers. Une collection publique, donc un peu la vôtre. Nous vous avions présenté le programme de cet anniversaire dans un précédent article.

Derrière la porte de l’atelier, des mains qui savent

À Noiraigue, la Maison de l’industrie poursuit ses journées de démonstrations de savoir-faire industriels et artisanaux. Horlogerie, dentelle, tricot, mécanique : on y regarde travailler des gestes que le Vallon connaît depuis des générations, avec une petite restauration sur place pour faire durer la visite.

À Couvet, la Fondation Léon Perrin entrouvre une porte d’ordinaire bien close, celle de son dépôt. Lors de trois visites commentées sur inscription, sa conservatrice présentera sculptures, dessins et documents de cet artiste emblématique du canton de Neuchâtel, originaire du Val-de-Travers.

À Môtiers, l’Atelier Altary a fait peau neuve et invite les créatifs à venir le découvrir. Laure Jeannin-Gosteli y montrera comment faire jaillir la magie du bout des doigts.

L’absinthe, du musée au séchoir

Impossible de faire le tour des lieux culturels du Vallon sans croiser la fée verte. La Maison de l’absinthe propose des visites flash de son exposition Pernod, et les gourmands pourront s’inscrire au brunch convivial du dimanche. Au Séchoir à absinthe, ouvert à la visite tout le weekend, un atelier « Accords Absinthe et Terroir » en participation consciente marie la plante aux produits de la région.

Des musées qui ouvrent sur le monde

Certaines portes du Vallon mènent bien plus loin qu’on ne le croit. La Fondation Burkhardt-Felder propose des visites flash de l’exposition Ngapa Living Water au Musée d’art aborigène australien, une conférence sur les pionnières de l’automobile et une visite commentée sur réservation au Manège.

Au Musée régional du Val-de-Travers, Carine Martin vous attend pour une série de visites totalement déjantées de la nouvelle exposition Histoires d’objets, déployée dans la Maison des Mascarons à Môtiers. Préparez vos zygomatiques. Plus sérieuses mais tout aussi rares, deux visites exclusives à la Pension Beauregard, à Fleurier, lèvent le voile sur les collections du musée, et notamment sur un projet de restauration d’une moto.

Aux Mines d’asphalte de La Presta, le plongeur-photographe et explorateur Gatien Cosendey donne le dimanche matin une conférence inédite sur les trésors insoupçonnés dont regorgent les lacs et les rivières suisses, en s’adressant notamment aux enfants.

Coulisses, vitraux et locomotives

Partenaire fidèle du weekend, le Théâtre des Mascarons, à Môtiers, dévoile tout ce qui se cache derrière le succès d’une pièce de théâtre.

La Fondation Lermite ouvre pour sa part la Chapelle aux Concerts à Couvet et le Temple de St-Sulpice : l’occasion d’apprendre à lire les vitraux de la Chapelle et de décrypter les dessins des volets de l’orgue du temple, deux œuvres de Jean-Pierre Schmid, alias Lermite.

Côté rails, il y en aura pour les grands et les petits. À Fleurier, le RVT-Historique ouvre son dépôt pour présenter le matériel roulant de l’association. À St-Sulpice, le Vapeur Val-de-Travers accueille le public dans son hangar avec décors, animations et petite restauration, et fait circuler ses trains à vapeur.

Frissons au programme le samedi soir

Weekend du 31 octobre oblige, Halloween s’invite aussi. Outre l’ambiance du Vapeur Val-de-Travers, le Cinéma Colisée propose une projection thématique le samedi soir et une séance famille le dimanche matin. Aux Verrières, la fête d’Halloween investit la salle des spectacles le samedi dès 17 heures, avec un parcours pour les enfants, puis, dès 20 heures, le tunnel de l’horreur concocté par le Syndicat d’initiative des Verrières. Toujours aux Verrières, le parcours Bourbaki se découvre à travers le village.

Nouveauté : la culture passe à table

Cette année, une visite exclusive et guidée avec repas itinérant fait le pont entre plusieurs partenaires de la culture et de la restauration. Elle est proposée sur inscription jusqu’au vendredi 30 octobre, et les visiteurs venus de plus loin trouveront sur place de quoi prolonger l’aventure grâce aux offres d’hébergement et de restauration de la région.

Une porte ouverte ne demande qu’à être franchie

Ce weekend se veut une porte d’entrée vers des lieux très différents, mais si complémentaires. Il s’adresse au public de l’extérieur, bien sûr, mais d’abord à vous, Vallonnières et Vallonniers : l’idée est que vous vous réappropriiez ces lieux, que vous en découvriez de nouveaux et que vous deveniez les porte-paroles de l’énergie culturelle de la région.

Car une porte ouverte ne vaut que par ceux qui la franchissent, puis la tiennent pour les suivants.

Pain des horlogers : la 22e édition en vente à Val-de-Travers du 23 au 25 octobre

Dans la nuit de samedi à dimanche, à 3 heures du matin, les horloges du Vallon reculeront d’un cran et rendront à chacun l’heure confisquée au printemps. Soixante minutes de rab, que vous pourrez passer sous la couette ou, plus sagement, à table. Car le pain des horlogers revient à Val-de-Travers pour sa 22e édition, et quelque part dans sa mie, une fève attend son heure.

Une heure de rab, une tranche de plus

Le pain des horlogers a ceci de particulier qu’il ne suit pas le calendrier des fêtes, mais celui des aiguilles. Deux fois par an, au printemps et en automne, il accompagne le week-end du changement d’heure. En mars, il servait de lot de consolation pour l’heure de sommeil envolée. En octobre, il a le beau rôle : celui de garnir l’heure retrouvée. Rendez-vous donc le vendredi 23, le samedi 24 et le dimanche 25 octobre, pour que le passage à l’heure d’hiver se fasse en douceur, et avec une bonne croûte.

Trois fournils réglés sur la même heure

Comme lors des éditions précédentes, ce sont les boulangeries Knöpfel, Saveurs Gourmandes et Vuissoz qui pétrissent la recette exclusive de ce pain d’automne, vendu au prix de Fr. 4.50. Et le Vallon ne s’en lasse pas : le succès va croissant, et plus de 870 pains trouvent preneur à chaque édition. Un conseil d’ami : n’attendez pas dimanche pour passer à la boulangerie. L’heure de plus ne rallonge pas les étalages.

La complication se cache dans la mie

En horlogerie, une complication désigne tout ce qu’une montre sait faire en plus de donner l’heure. Le pain des horlogers a la sienne : une fève. Seize fèves sont glissées dans la fournée, et chacune vaut 100 Val’ en billets de 20, à dépenser dans les commerces de la région. Soit 1600 francs de gains au total. La monnaie locale fait ainsi le tour du cadran pour revenir directement aux commerçants du Vallon.

Petit rappel qui a son importance : la fève ne se trouve pas forcément dans la première tranche. Avant de transformer les restes en chapelure ou en pain perdu, vérifiez bien. Ce serait dommage que la fève le soit aussi.

Quand l’horlogerie fait tourner le Vallon

Derrière ce pain, il y a un engrenage bien huilé. La Commune de Val-de-Travers et les entreprises horlogères de la région, Parmigiani Fleurier, Voutilainen, Vaucher Manufacture Fleurier, Chopard Manufacture, Piaget, Valfleurier et Waeber HMS, s’associent pour vous « offrir l’heure », sous la bannière de Fleurier.ch, une région et son horlogerie. Les organisateurs tiennent à les remercier chaleureusement pour leur précieux soutien et leur engagement envers la région. Pour les plus curieux, notre rubrique Horlogerie raconte au fil de l’année ces ateliers qui, une fois par saison, se mettent aussi à l’heure du fournil.

Dimanche matin, vous aurez donc une heure de plus. Les horlogers vous l’offrent, les boulangers la façonnent, et si la fève tombe dans votre assiette, elle repartira faire un tour dans les commerces du Vallon. Au fond, c’est peut-être cela, la vraie mécanique du Val-de-Travers : une heure offerte par les horlogers, un pain façonné par les boulangers, et des Val’ qui finissent dans la caisse des commerçants d’à côté.

Football (2e): FC Val-de-Travers et Audax-Friul se quittent dos à dos aux Sugits

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FC Val-de-Travers – photo : Enzo Almeida

Quatorze minutes. C’est le temps qu’il a fallu, samedi soir aux Sugits, pour que le FC Val-de-Travers ouvre le score, se fasse renverser puis recolle face à l’ASI Audax-Friul. Le reste de la rencontre de 2e ligue n’a plus rien changé : 2 à 2, un point de chaque côté.

Teixeira ouvre, El Allali El Aroui répond deux fois

Le match du groupe 1, lancé à 19 h à Fleurier, a longtemps cherché son rythme avant de s’emballer d’un coup. À la 38e minute, Kylian Teixeira, aligné en pointe, donne l’avantage aux Vallonniers. Le bonheur ne dure que deux minutes : Othmane El Allali El Aroui égalise à la 40e, et les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un 1 à 1.

Le même attaquant visiteur frappe à nouveau dès la reprise. À la 47e, il signe son doublé et place Audax-Friul devant.

Descombes, le latéral qui monte au bon moment

La réponse vient de là où on l’attendait le moins. Julien Descombes, titularisé en défense latérale droite, égalise à la 52e minute et ramène le FC Val-de-Travers à hauteur. Cinq minutes seulement auront séparé le coup dur de la réaction.

Les deux buteurs vallonniers quittent ensuite la pelouse à peu d’intervalle : Teixeira cède sa place à Sandy Lebet à la 54e, Descombes à Toni Barigello à la 59e.

Une dernière demi-heure verrouillée

Après ce quart d’heure agité, la partie se referme. Le staff vallonnier, emmené par Raphael Claudio et Johann Sancey, fait encore entrer Walid Boutaleb pour Leonit Bitiqi (70e) puis Lendrit Lekaj pour Marco Goncalves Nogueira (83e). Côté discipline, Audax-Friul écope de deux avertissements, pour Rodrigo De Jesus Sousa (30e) et Matthys Kupper (50e), tandis que le capitaine Jérémy Paul Anstett est averti dans le temps additionnel.

Le FC Val-de-Travers avait débuté avec Loïc Verdon dans les buts, Julien Descombes, Gaëtan Hugi, Romain Von Känel et Jérôme Dreyer en défense, Leonit Bitiqi, Marco Goncalves Nogueira, Sergio Da Silva Dos Reis et Evan Gaier au milieu, et Kylian Teixeira en attaque.

Tout s’est donc joué en un quart d’heure. Le reste du match a surtout montré qu’aux Sugits, le FC Val-de-Travers ne laisse pas filer une rencontre sans répondre.

CP Fleurier : Vendlincourt s’impose 1-3 à Belle-Roche

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Près de douze minutes à cinq contre quatre, sept occasions d’avantage numérique, et un seul but au bout. Vendredi soir, le CP Fleurier a eu le match en main plus souvent qu’à son tour face au HC Vendlincourt, mais c’est un attaquant jurassien, Nelson Chiquet, qui a fait la différence avec un triplé. Battus 1-3 devant 189 spectateurs à Val-de-Travers, les Fleurisans restent sans point après trois rencontres de 2e ligue.

Un premier tiers sans but malgré deux avantages

Le scénario s’est dessiné très tôt. Noé Riat (14e) puis Lucas Henry (17e) ont tour à tour pris le chemin du banc des pénalités côté jurassien, offrant deux supériorités numériques aux hommes de Thibaut Creuze. Aucune n’a abouti, et les deux équipes sont rentrées aux vestiaires sur un 0-0.

Quatre-vingts secondes d’avance

Le CP Fleurier a enfin fait sauter le verrou à la 24e minute. Profitant d’une pénalité de Ryan Vermeille, le capitaine Florent Marthaler a ouvert le score en supériorité numérique, sur des passes de Krister Aeschlimann et Evan Colo. L’avance n’a tenu qu’une minute et vingt secondes : Nelson Chiquet, servi par Luc Girardin, égalisait dès la 25e.

Sept secondes de trop

La suite du tiers a encore souri aux Vallonniers sur le plan disciplinaire. Arthur Pouilly a écopé de deux pénalités (31e et 36e), sans que Fleurier parvienne à en tirer profit. Pire : sept secondes à peine après le retour de Pouilly sur la glace, Chiquet doublait la mise pour Vendlincourt (38e), sur des passes de Pouilly et Riat. Ce but se révélera décisif.

Chiquet signe le triplé

Le HC Vendlincourt a assuré l’essentiel à la 46e minute, encore par Nelson Chiquet, auteur de son troisième but de la soirée sur un service de Girardin et Vermeille. Fleurier a tout tenté en fin de rencontre : temps mort à la 54e, gardien Evan De la Reussille sorti au profit d’un sixième joueur à la 58e, puis une ultime pénalité jurassienne qui a offert un six contre quatre dans les septante dernières secondes. En vain.

Un début de saison à reconstruire

Au tableau final, Vendlincourt a écopé de 16 minutes de pénalité contre 4 pour Fleurier, qui n’a converti qu’une seule de ses sept supériorités numériques. Avec trois défaites en autant de matchs et un bilan de 6 buts marqués pour 13 encaissés, le CP Fleurier occupe le 7e rang du groupe. Vendlincourt, lui, remonte au 5e rang avec 6 points en quatre rencontres. La discipline adverse ne suffira pas toujours : à Belle-Roche, c’est désormais la finition qu’il faudra retrouver.

Loup : le Canton autorise un tir après une attaque aux Verrières

Image par Alexa de Pixabay

Aux Verrières, la lisière entre forêt et pâturage marque aussi la frontière d’un dossier qui divise le Jura neuchâtelois depuis des mois. Début octobre, un bovin a été tué par le loup sur le territoire de la meute de Jougne-Suchet. Ce vendredi 16 octobre, le Canton de Neuchâtel a répondu par une autorisation de tir visant le mâle M121.

Une attaque de trop sur le territoire de Jougne-Suchet

L’attaque fatale s’est produite au début du mois sur le territoire communal des Verrières, dans le secteur fréquenté par la meute de Jougne-Suchet, dont le nom dit à lui seul qu’elle ne connaît pas les frontières : elle évolue entre le Haut-Doubs français et le Jura vaudois, avec une incursion régulière de notre côté. Après la validation de l’Office fédéral de l’environnement, le Département du développement territorial et de l’environnement a autorisé le tir de son mâle, identifié sous le code M121. La décision est publiée ce jour dans la Feuille officielle du Canton de Neuchâtel.

À La Sagne, la police de la faune a déjà tiré

Cette nouvelle autorisation arrive une semaine après un premier tir dans une meute voisine. Le 8 octobre en soirée, les agents de la police de la faune ont abattu un loup mâle d’environ 35 kilos à La Sagne, à l’intérieur du périmètre autorisé. Selon les premières observations, il s’agirait du mâle reproducteur de la meute de la vallée de La Brévine, désigné comme responsable de nombreuses attaques sur des bovins en 2025 et 2026. Les analyses génétiques en cours devront le confirmer avec certitude. Comme le veut la procédure, la dépouille a été acheminée le lendemain à l’Hôpital vétérinaire de l’Université de Berne pour y être examinée.

Sur la ligne de crête entre protection et régulation

Les deux décisions s’appuient sur les autorisations délivrées conjointement par la Confédération et le Canton, le loup restant une espèce protégée dont la régulation obéit à un cadre strict. Pour les éleveurs du Vallon et des vallées voisines, chaque attaque représente une perte concrète et une inquiétude qui revient à chaque montée à l’alpage. Pour les défenseurs du grand prédateur, chaque tir pose la question de l’équilibre à trouver avec un animal revenu de lui-même dans nos forêts. Entre les deux, l’administration avance au cas par cas, attaque après attaque.

La lisière des Verrières n’est donc pas qu’une ligne sur la carte des pâturages : c’est là que se joue, saison après saison, la cohabitation fragile entre ceux qui vivent de la montagne et celui qui y est revenu sans demander la permission.

Que faire ce week-end au Val-de-Travers ? Nos idées de sorties du 16 au 18 octobre

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Le week-end pointe le bout de son nez et, bonne nouvelle, le Vallon ne manque pas d’idées pour l’occuper. Voici les 9 rendez-vous repérés dans notre agenda du 16 au 18 octobre.

Vendredi 16 octobre

CP Fleurier – HC Vendlincourt (2L)
Sports

CP Fleurier – HC Vendlincourt (2L)

20h30 – 22h00 · Patinoire de Fleurier – 2114 Fleurier NE
Hockey

Samedi 17 octobre

Rémi Comptines – « Ma guitare à tiroirs »
Culture, Manifestations

Rémi Comptines – « Ma guitare à tiroirs »

17h00 · Salle Fleurisia
Spectacle musical pour enfants à partager en famille
FC Val-de-Travers I (2e) – ASI Audax-Friul I (2e)
Sports

FC Val-de-Travers I (2e) – ASI Audax-Friul I (2e)

19h00 – 21h00 · Les Sugits, Fleurier
championnat 2e ligue – Groupe 1 N° match 115731 nouvelle date https://matchcenter.football.ch/?v=1699488&lng=2

Dimanche 18 octobre

Rémi Comptines – « Ma guitare à tiroirs »
Culture, Manifestations

Rémi Comptines – « Ma guitare à tiroirs »

10h30 · Salle Fleurisia
Spectacle musical pour enfants à partager en famille

Au cinéma ce week-end

The caroline hills

The caroline hills

Vendredi 20h30 — Cinéma Colisée
Au cinéma Colisée de Couvet. Horaires, version et réservation sur le site du cinéma.
Notre Salut

Notre Salut

Samedi 17h30 · Dimanche 17h00 — Cinéma Colisée
Septembre 1940, le régime de Pétain se met en place. Henri Marre, 49 ans, débarque à Vichy sans le sou,…
Digger

Digger

Samedi 20h30 · Dimanche 20h00 — Cinéma Colisée
L’homme le plus puissant au monde se lance dans une mission effrénée pour s’ériger en sauveur de l’humanité avant que…
Ducobu et le fantôme de Saint Potache

Ducobu et le fantôme de Saint Potache

Dimanche 14h30 — Cinéma Colisée
C’est Halloween, et Ducobu revient pour une aventure pleine de rires et de mystères ! Le professeur Latouche et Mademoiselle…

Tout le week-end : expositions et événements en cours

Vacances d’automne à la Robella
Vacances scolaires

Vacances d’automne à la Robella

Jusqu'au 18 octobre · Robella Val-de-Travers
Durant les vacances neuchâteloises du 3 au 18 octobre, profitez de nos installations en semaine de 13h à 17h et le weekend de 10h…

Envie d’en voir plus ? Tout le programme est dans l’agenda de vallon.info.
Un événement manque à l’appel ? Vous pouvez soumettre gratuitement votre événement.

Rémi fait sa seule date suisse à Fleurier, avant le Casino de Paris

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Il y a des guitares à cordes, des guitares électriques, et puis il y a celle de Rémi, qui a des tiroirs. Le genre de détail qui, chez les 18 mois 7 ans, déclenche immédiatement une question : qu’est ce qu’il y a dedans ? Le week end du 17 et 18 octobre, la Salle Fleurisia de Fleurier aura la réponse, et même deux. Ce qui rend la chose plus rare encore : sur les 45 dates de sa tournée, c’est la seule que Rémi jouera en Suisse.

Premier tiroir : trente cinq ans de comptines

Rémi Guichard, ce n’est pas un inconnu qu’on découvre au hasard d’une affiche. Chanteur pour enfants depuis ses 23 ans, il fête cette saison trente cinq ans de carrière, avec un disque de platine et deux disques d’or dans les bagages. Autant dire que quand il annonce un nouveau spectacle pour sa tournée 2026 2027, ce n’est pas un coup d’essai : c’est un artisan qui sort une nouvelle pièce de son atelier, et qui la promène sur 45 dates.

Et cette pièce là s’appelle Ma Guitare à Tiroirs. Le principe : une guitare magique, pleine de compartiments secrets, que Rémi ouvre un à un devant son jeune public. À l’intérieur, des objets mystérieux, des devinettes, des comptines d’hier et des chansons d’aujourd’hui. Le spectacle est pensé pour les très jeunes enfants, de 18 mois à 7 ans environ, mais les plus jeunes et les plus grands frères et sœurs sont les bienvenus. Ici, on ne regarde pas un spectacle : on y participe, par la voix, le geste et le jeu, le temps d’un voyage au cœur du Pays des Comptines.

Deuxième tiroir : celui que la Suisse n’ouvrira qu’à Fleurier

Sur les 45 étapes de cette tournée, une seule se joue en Suisse, et c’est ici, à Fleurier. Un choix qui place, l’espace d’un week end, la Salle Fleurisia au même programme qu’une tournée qui ira se refermer, plus tard, sur la scène du Casino de Paris. Pas mal, pour une salle de village du Val-de-Travers.

Deux occasions d’ouvrir ce tiroir là : le samedi 17 octobre à 17h00, et le dimanche 18 octobre à 10h30, toujours Rue du Pré à Fleurier. Billets dès 12 francs, en configuration assise. Les tout petits bébés, de la naissance à 11 mois, entrent gratuitement sur simple présentation d’un justificatif à l’entrée. L’événement est organisé localement par Trouble A, avec Formulette Production en production de tournée. Une double date qui laisse le choix aux familles du coin, mais aussi aux crèches, centres de loisirs et assistantes maternelles du Val-de-Travers, toujours à la recherche d’une sortie de groupe toute prête.

Troisième tiroir : celui qu’on ne trouve pas dans tous les spectacles

Mais la vraie surprise, dans cette guitare là, c’est le dimanche midi. Une fois les rappels de la séance du matin terminés, Rémi ne repart pas aussitôt : il reste partager un repas avec son public, plateau du terroir et dessert à l’appui. Un moment convivial à 25 francs pour les adultes, 15 francs pour les enfants de 5 à 12 ans, sur réservation au 079 658 42 62 ou au 079 321 81 30. De quoi transformer une sortie en spectacle en un vrai petit week end de rencontre, où l’artiste redescend de scène pour s’asseoir à la même table que ceux qui l’ont applaudi.

La chute : le dernier tiroir

À la fin, la guitare se referme, mais quelque chose reste ouvert : cette petite habitude de fredonner un air en sortant de la salle, et celle, plus rare, d’avoir partagé un repas avec l’artiste qu’on vient d’applaudir. Sur les 45 dates de cette tournée, Rémi n’aura ouvert sa guitare qu’une fois en Suisse, avant de reprendre la route jusqu’au Casino de Paris. Et cette fois là, c’était à Fleurier.

Football (2e): Le FC Val-de-Travers s’incline 5-0 face à Kosova NE

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Image source: IG @fc.vdt

Une soirée à oublier, mais pas tout à fait. Samedi aux Pâquerettes, à La Chaux-de-Fonds, le FC Val-de-Travers s’est incliné 5-0 contre Kosova NE en 2e ligue. Après un départ très difficile, les Vallonniers ont pourtant fini le match sans encaisser.

Un départ compliqué

Tout est allé trop vite pour le FCVDT. Dès la 12e minute, les Vallonniers sont menés et Sergio Da Silva Dos Reis reçoit un carton jaune. À la pause, ils sont déjà menés 3-0, et Julien Descombes a lui aussi été averti.

Des changements pour réagir

Les entraîneurs Raphael Claudio et Johann Sancey tentent de relancer leur équipe. Toni Barigello entre dès la reprise. Mais Kosova NE marque encore deux fois en début de seconde période et mène 5-0 à la 50e minute.

Quarante minutes de résistance

C’est à partir de là que le FC Val-de-Travers se reprend. Leonit Bitiqi, Rayan Golay et Lendrit Lekaj apportent du sang neuf, et le gardien Lucas Blaser et sa défense ne cèdent plus rien jusqu’au coup de sifflet final.

Hockey (2e): Le CP Fleurier s’incline 4 à 1 à Saint-Imier

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Image d’archive – Crédit photo: Samuel Mottier

Pendant vingt minutes, le CP Fleurier a tenu tête au HC Saint-Imier sur sa glace. Puis, en moins de sept minutes au milieu du match, les Imériens ont marqué trois fois. Samedi soir en 2e ligue, les Fleurisans se sont inclinés 4 à 1 à la Clientis Arena, devant 152 spectateurs.

Un premier tiers sans vainqueur

Au coup d’envoi, donné à 18h, les deux équipes s’observent. Chacune profite d’une supériorité numérique : Cyril Wyss est pénalisé côté fleurisan à la 6e minute pour un coup de canne, Alexis Stengel l’imite à la 9e pour une canne haute. Aucune des deux équipes ne trouve la faille. Devant les gardiens Artemii Isaiev pour Fleurier et Lino Erard pour Saint-Imier, la première pause arrive sur un score vierge.

Sept minutes qui font basculer la soirée

Le verrou saute à la 28e minute. Yvo Vuilleumier ouvre la marque à cinq contre cinq, servi par Ben Leuenberger et Fabio Vuilleumier. Deux minutes plus tard, Sandy Dubois écope de deux minutes pour une charge contre le genou. Il ne faut que 33 secondes au capitaine imérien Ludovic Schneider pour doubler la mise en supériorité numérique, sur des passes de Yoann Adatte et Tom Nappiot. Ce but sera celui de la victoire.

À la 35e, Theo Godel porte le score à 3 à 0, avec Fabio et Yvo Vuilleumier à l’assistance. Sur la feuille de match, le deuxième tiers se résume ainsi : trois buts pour Saint-Imier, aucun pour Fleurier.

Soren Marquis évite le blanchissage

Alexis Stengel creuse encore l’écart dès la 42e minute, sur un service de Théo Rais. Les hommes de Thibaut Creuze ne lâchent rien pour autant. Ils ne parviennent pas à profiter de la pénalité infligée à Yann Graber pour accrochage, mais Soren Marquis inscrit enfin le but fleurisan à la 54e minute, à cinq contre cinq, privant Lino Erard du blanchissage.

La fin de match ne change plus rien. Guillaume Gabbarini est sanctionné pour obstruction, mais la pénalité de Gabin Dubois pour un coup de canne, une minute et demie plus tard, coupe court à l’élan des visiteurs. Au décompte final, chaque équipe totalise trois pénalités mineures, et la formation de Laurent Zingg aura été la seule à convertir une supériorité numérique.

Le CP Fleurier repart du Vallon de Saint-Imier avec un premier tiers solide et un but d’honneur. Il emporte aussi un enseignement simple : en 2e ligue, sept minutes suffisent à décider d’une soirée.